‹ Les Cancers Suppurés Du PoumonChapitre 20 sur 45 · CHERE · texte numérisé non relu

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sants juxta-bronchiques il existe une troisième variété de cancers suppurés broncho-pulmonäires. Ce sont les cancers dits de la bronche souche. L’oblitération cancéreuse de la bronche souche détermine en effet les mêmes accidents que le cancer juxta-bronchique infiltrant : atélectasie, suppuration du parenchyme dans la région atélectasiée et n’en diffère que par le siège très haut situé de l’oblitération.

On aurait du reste tort de considérer que ces cancers

dits de la bronche souche soient toujours des cancers développés aux dépens de la bronche et sous forme de polype intra-bronchique.

Gelte variété de cancer existe, il siège généralement à l'entrée d’une des bronches souches, mais il détermine des accidents très particuliers. Les malades sont atteints d’une toux quinteuse, sèche, répétée, fatigante, et présentent de temps en temps un suintement hémorragique de sang rouge. Fréquemment, existent des crises d’oppression, parfois plus marquée dans certaines positions notamment dans le decubitus.

Dans un certain nombre de cas, c’est au cours d’une de ces crises que le malade succombe dans un état d'asphyxie aiguë.

Très souvent enfin existe une sensation de gêne intrathoracique marquée et les signes d’auscultation de la sténose bronchique sont toujours très apparents dans la région inter-scapulo-vertébrale.

Le signe majeur du véritable cancer de la bronche souche est fourni par la bronchoscopie qui montre l’existence d’un bourgeon saillant implanté latéralement

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dans la bronche et dont la paroi d'implantation est le plus souvent la paroi interne.

L'image radiologique, fait très important, ne comporte pas pendant longtemps d'atélectasie. C’est qu’en effet la lumière de la bronche souche est très large et est loin d’être complètement oblitérée par le bourgeon cancéreux bronchique.

D'autre part, la réaction ganglionnaire inter-trachéobronchique est toujours très accentuée et détermine des signes de compression propres.

Si bien que ces malades meurent très fréquemment d'accidents respiratoires avant que la suppuration ait eu le temps de s'installer.

Tel nous semble être l’aspect de beaucoup le plus fréquent du cancer de la bronche souche, caractérisé par l'importance des accidents mécaniques respiratoires et compliqué assez rarement de suppuration pulmonaire. Nous en rapportons une observalions (obs. 10).

On a désigné sous le même nom une série de cancers siègeant à l’extrémité des bronches souches s’accom pagnant très précocement d’atélectasie pulmonaire diffuse et desuppuration.

Tels sont les cas rapportés par Chiray et par les auteurs américains. En réalité l’étude minutieuse de ces observations montre, comme l’ont du reste fait ressortir ces auteurs, qu’il ne s’agit pas d’un véritable cancer bronchique. Il s’agit d’un cancer parenchymateux, juxta-bronchique situé à l’extrémité de la bronche souche et obstruant précocement la bronche.

Ces cancers ne constituent donc qu'un cas particuliè-

rement haut situé de cancer juxta-bronchique péri-hilaire, tel que nous l’avons précédemment décrit.

Leur seul caractère spécial est leur localisation qui entraine plus précocement encore que dans le cas précédent, une atélectasie pulmonaire complète de tout un territoire lobaire et même pulmonaire avec une suppuration diffuse.

On ne devrait pas, à notre sens, réserver à ces cancers la terminologie de cancers bronchiques. Leur aspect clinique est intéressant à décrire parce qu’ils représentent un des types des plus parfaits qui soient de cancers suppurés du poumon avec suppuration extra-néoplasique.

Le début se fait d’une façon progressive ou aiguë à la suite d’une infection banale, comme une suppuration pulmonaire. Assez souvent, il est marqué d’une période plus ou moins longue d’expectoration purulente ou hémorragique.

Mais ce sont surtout les signes physiques qui sont éminemment caractéristiques. Tls sont dominés entièrement par les signes de compression bronchique entendus cliniquement d’une façon très nelte, et radiologiquement par les signes d’atélectasie. On constate alors qu’une grande étendue du champ pulmonaire, sinon sa totalité, est uniformément sombre ; la trachée est attirée du côté malade, les côtés rapprochés, le diaphragme est noyé dans l’opacité et ses mouvements invisibles. L'opacité est homogène, diffuse, évoquant les ombres pleurales, supprimant toute ombre broncho-vasculaire. A cet aspect, on doit reconnaître l’atélectasie,

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