‹ Les Cancers Suppurés Du PoumonChapitre 21 sur 45 · PU · texte numérisé non relu

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Au travers de cette opacité, on ne reconnaît aucune image pathologique distincte mais l’examen lipiodolé montre l'arrêt du lipiodol au ras de la bronche souche et constitue un des signes essentiels.

L'examen bronchoscopique confirme le blocage cancéreux de la bronche que l’on trouve infiltrée- par un tissu charnu plus ou moins saignant, bourgeonnant.

Cependant le malade crache du pus en grosse quantité, la suppuration siège habituellement dans le territoire atélectasié, mais elle peut être difficilement visible radiologiquement. Les lésions diffuses pulmonaires et bronchiques alimentent. une énorme suppuration el ce qui aggrave l’état du malade, c’est que cette suppura-

-tion est pour ainsi dire incarcérée trouvant difficilement

issue à l’extérieur par suilede la compression bronchique. Dès lors les accidents de résorption septique

sont beaucoup plus importants et enlèvent le malade

dans un délai en général plus rapide que celui des autres cancers. Il n’en reste pas moins que ces cancers dits de la bronche souche, sont le plus souvent — et il faut y insister, — des cancers intra-bronchiques haut situés d’origine parenchymateuse et non pas des cancers de la bronche. es

PAT Cancers secondaires.

Les cancers secondaires peuvent revêtir l’une ou l’autre des formes de suppuration sous lesquelles se présentent les cancers primitifs suppurés. Cependant, le fait qu’ils sont des métastases leur imprime un aspect plus complexe.

C’est ainsi que dans l’observation n° 11 (seminome du poumon) nous avons vu un cancer juxla-bronchique comprimer la bronche, donner lieu à un syndrome d’atélectasie et de suppuration pulmonaire ; cependant que le cancer évoluait pour son propre compte vers l’excavation et la suppuration qui, finalément, s’est ouverte dans la bronche et d’autres noyaux métastatiques séminomateux étaient disséminés dans le reste du poumon.

En résumé, les cancers du poumon peuvent se traduire cliniquement par un syndrome de suppuration pulmonaire.

1° lorsque eux-mêmes sont infectés et suppurent ;

c’est le cas des cancers nécrosants :

— qu'ils soient circonscrits, d'aspect pseudo-kystiques comme c’est le cas le plus fréquent ;

— Où qu’ils soient infiltrants ;

2° lorsque par leur siluation anatomique (voisinage de la bronche) ils provoquent une suppuration adjacente dans le parenchyme pulmonaire : cancers parenchymateux, juxta-bronchique ou intra-bronchiques.

Une place à part doit être faite au cancer bronchique proprement dit (né aux dépens de la bronche) qui présente un aspect spécial, peul suppurer (obs. n° 9), celle éveniualité n'étant d’ailleurs pas très fréquente.

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