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(1) Nous ne saurions trop remercier M. le Docteur Parat, chef de laboratoire à la Faculté qui nous a fait profiter de sa grande expérience en histo'ogie pour l'interprétation de nos préparations anatomo-patholo: giques.
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auer l'expectoration n’ont aucun effet. Le poids diminue encore de plusieurs kilos. On voit se produire une rétraction de la partie inférieure de l’hémithorax droit. Les douleurs thoraciques surtout deviennent intolérables, le sommeii est impossible malgré ia morphine, la toux et l’expectoration deviennent incessantes.
Le malade supplie qu'on le soulage, l'examen radioscopique montrant que la cavité est presque entièrement remplie et qu'elle est très accessible en arrière, on décide de faire un drainage, espérant soulager au moins l’expectoration. On intervient le 31 août — on constate d’abord une infiltration lardacée de tous les plans de la paroi thoracique englobant les côtes, et les espaces intercostaux. Une brèche de 7 cm. est faite longitudinalement ; à la sonde on découvre la poche que l’on ouvre largement à l'extérieur. On donne issue à du pus verdâtre et à des débris effilochés qui ressembient à des fibres de noix de coco, l’un particulièrement important est de la grosseur du poing. Le fond de la cavité est bourgeonnant.
Malgré cette intervention, faite sous anesthésie locale, sans fatigue pour le malade, la douleur persiste, l’expectoration cependant est un peu moins abondante. Mais l'état général décline rapidement, et le malade meurt le 6 septembre 1934 dans un véritable état de cachexie. Il y eut opposition à l’autopsie.
L'examen histologique du fragment issu par la plaie opératoire donne le résultat suivant : Epithelioma primitif, malpighien, métatypique, du type spino-cellulalaire avec globes cornés et kératinisation intense aboutissant à la formation de véritables filaments cornés.
Les mitoses sont nombreuses et les monstruosités nucléaires fréquentes avec des aspects réellement extraordinaires soit à la prophase, soit à la télophase. Les métaphases sont le plus souvent pluricentriques. Nombreux polynucléaires surtout dans les zones kératinisées. Flore microbienne variée et abondante (Dr Parat).
2) Cancers nécrosants infiltrants.
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Obs. V (inédite) du service du Professeur SERGENT.
Du... entre dans le service médico-chirurgical de la Charité le 10 décembre 1932.
Sans antécédents pathologiques. Le début des accidents remonte à mai 1930. A cette époque, la malade fait un épisode infectieux avec localisation pulmonaire [toux expectoration peu abondante, température à 39) qui a duré une dizaine de jours. [l entre ensuite en convalescence, celle-ci est longue, trainante ; il reste longtemps très asthénié mais non fébrile. La toux quinteuse, fréquente surtout le matin, persiste, l’expectoration également et, de mai à septembre, le malade maigrit de 10 kilos.
En octobre, apparition d'hémoptysies peu abondantes mais récidivantes eicapricieuses (cessant un jour ou deux pour se reproduire ensuite). La température est subfébrile 37,9-38. En même temps, la toux augmente, pénible surtout la nuit, entraînant l'insomnie.
A l’entrée, on se trouve en présence d’un malade à l'aspect médiocre, qui tousse et crache du muco-pus et est un peu dyspnéique. Il n'a pas de point de côté. A l'examen du thorax, On constate l'existence de matité franche à droite, en arrière, dans la région sous-épineuse, L'auscultation ne montre pas de modification appréciable de la respiration dans cette région. L'examen somatique d'autre part est normal.
Pendant son séjour à l'hôpital, le malade crache en moyenne 90 à 150 grammes de muco pus non fétide. Sa température est subfébrile, atteignant souvant 38°. Sa réaction de Bordet Wassermann est négative.
L'examen des crachats fait par le Dr Durand ne montre pas de bacilles de Koch. Par contre l'examen cytologique donne le résultat suivant : polynucléaires, grand nombre de grandes cellules à un noyau à protoplasme rétieulé ayant l'apparence de cellules néoplasiques.
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La radiographie montre l'existence d'une ombre très Opaque, assez homogène partant du hile, occupant la plus grande partie du lobe supérieur respectant l'extrême sommet. Elle constitue une bande oblique en bas et en dedans, semblant cravater la partie supérieure du poumon droit.
Le malade sort le 22 décembre 1932. Nous avons pu savoir quelle fut l'évolution ultérieure. Des douleurs thoraciques se déclarèrent et devinrent atroces. L'amaigrissement progressa. Une tumeur apparut dans la région cervicale. Il mourut le 5 décembre 1933.
Obs. VI (inédite) due à l’obligeance de M. le D'R. KouriLs- KY.
Lal..., 64 ans, ancien boucher, est adressé par le Dr Janvier au D: Kourilsky, le 148 décembre 1933.
Il a eu en 1917 une pleurésie purulente droite qui fut traitée par pleurotomie ; elle guérit sans séquelle. Le début des accidents actuels remonte au printemps 1933 : Le malade a commencé à se plaindre d’oppression d’abord à l'effort puis elle devint permanente. Il se mit à tousser et à expectorer quelques crachats sanglants un peu fétides. De plus, il maigrit. Il n'’accuse d’ailleurs aucune douleur thoracique. Le malade reste ainsi plusieurs mois sans se soigner.
En novembre 1933 apparaît un point douloureux siégeant en avant sur l’hémithorax droit, il consulte. On prend sa température, elle est à 37,6-38,5. L'état général a décliné, depuis le début, l’amaigrissement est de 15 kilos. Il expectore par intermittence des crachats rouges, d'ailleurs peu abondants ; ils ne contiennent pas de bacilles de Koch.
À l'examen on constate à droite, en arrière, une cicatrice de pleurotomie au niveau de la 19° côte, une diminution de la sonorité dans la fosse sous-épineuse jusqu'à la cicatrice ; les vibrations sont très légèrement augmentées. Enfin, à l'auscultation, on perçoit des râles bulleux très humides
surtout abondants après la toux, accompagnant un souffle PAUCHARD 7
Fig. 6, — CANCER INFILTRANT SUPPURÉ (Obs V)
Fig. 7. — CANCER INFILTRANT SUPPURÉ (Obs. VI)
Il existe d’une part une opacité occupant les deux tiers du lobe supérieur droit de limites floues, d'autre part une opacité diffuse plus marquée s'étendant au-dessous de l'ombre précédente noyant l'ombre diaphragmatique. (Une sonde a été introduite par la plaie cutanée résultant de l'ouverture chirurgicale nécessitée par l'aspect phlegmoneux de la peau et l'imminence d’une ouverture spontanée, c'était le cancer qui avait envahi la paroi thoracique).
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