‹ Les cannibales et leur temps: souvenirs de la campagne de l'Océanie sous le commandant MarceauChapitre 9 sur 11 · PRÉFACE XIII · texte numérisé non relu

PRÉFACE XIII

d'ailleurs qu'à ce prix que l'on peut mener à bonne fin une œuvre d'une si haute importance. De grandes âmes s'y sont employées, décidées qu'elles étaient à ne rien négliger pour tirer ces afifreux cannibales de l'abîme où les tenaient les mœurs de leurs contrées, leur instinct féroce et les monstrueux exemples qu'ils avaient toujours eus devant les yeux.

Nous n'avons pas à dire que nous ne faisons pas une œuvre d'imagination. Dans l'ordre d'idées qui nous occupe, il n'est point nécessaire d'appeler la fiction à son aide pour intéresser, les faits que nous avons à dire sont assez dramatiques par eux-mêmes pour qu'il nous vienne à la pensée de recourir à des moyens factices pour émouvoir, moyens qui, en définitive, seraient au moins très déplacés ici.

Plaise à Dieu que notre récit laisse à ces faits l'esprit qui leur convient et la grandeur qui les caractérise. Si nous étions assez heureux pour atteindre ce but, nous nous prendrions à espérer que le bien pourrait en ressortir en démontrant à tous, que si le mal est grand, la bonté de Dieu le surpasse en grandeur, et quelque bas tombée

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