‹ Les cantilénes, 1883-1886Chapitre 16 sur 26 · L'ÉPOUSE FIDÈLE · texte numérisé non relu

L'ÉPOUSE FIDÈLE

— Avec notre voisine Vous avez bavardé.

Des signes de mon corps Dites, et je croirai.

— Un joli signe blond Frise à ton cou de lait, Un autre orne ton ventre Et seul je Tai touché.

— Nourrice, ma nourrice^ Va dresser notre lit.

Car c'est lui mon mari, C'est lui mon bien-aimé ! »-

LA COMTESSE ESMEREE

Sur un cheval tout noir à la crinière rousse, Il galope sur la mousse .

En toque de velours avec des plumes blanches^. Il passe sous les branches.

Au galop I au galop ! il passe sous les branches-. Avec ses plumes blanches.

AIRS ET RÉCITS

Au trot ! au trot ! au trot 1 et son grand lévrier Saute près de l'é trier.

.'II va pour épouser la fille de la reine, La reine sa marraine.

:Sur son cheval tout noir à la crinière T< II galope sur la mousse.

-Assise à son balcon, sans page et sans duègne La comtesse se peigne.

-Et, quand elle sourit, des lys et des jasmina Lui tombent dans les mains.

LA COMTESSE ESMÉRÉE 83

-Avec un peigne d'or, sans page et sans duègne La comtesse se peigne.

« Beau capitaine qui passez, la mine fière.

Allez-vous à la guerre ?

— Je vais pour épouser la fille de la reine, Là reine ma marraine .

— Comme un diamant bleu reluit ta barbe brune, Mes cheveux sont clair de lune.

— - Je vais pour épouser la fille de la reine, La reine ma marraine.

— Et, lorsque je souris, des lys et des jasmins Me tombent dans les mains... »

La belle dans ses bras, il passe sous les branches- Avec ses plumes blanches,

Sur son cheval tout noir à la crinière rousse, Il galope sur la mousse.

Il n'épousera pas la fille de la reine, La reine sa marraine

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