‹ Les cantilénes, 1883-1886Chapitre 17 sur 26 · AGHA VELI · texte numérisé non relu

AGHA VELI

Dans la salle de sa maison, De sa maison aux cent fenêtres, Avec ses pareils et ses maîtres H partage la venaison :

Parmi les fleurs des champs en gerbes Ce sont des sangliers entiers, Des chevreuils roux et des quartiers De cerfs aux ramures superbes.

Les eunuques silencieux Versent les liqueurs parfumées Dans les fines coupes gemmées Et dans les hanaps précieux ;

Tandis que pour charmer la fête, Des esclaves de Bassora Dansent au son du tamboura Avec un sabre sur la tête.

Un oiseau rose, oiseau joli, Oiseau qui parle, tel un homme.

L'on ne sait d'où, Ton ne sait comme.

Il entre et dit : « Agha Veli,

Ta belle aux yeux bleus et ta blonde, Ta blonde aux baisers de carmin, On va la marier demain Au fils du roi de Trébizonde. »

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