‹ Les cantilénes, 1883-1886Chapitre 19 sur 26 · LA FEMME PERFIDE · texte numérisé non relu

LA FEMME PERFIDE

Le plus jeune frère aima la femme de son aîné.

L'eau ^u bain perle encore en ses cheveux de jais. Elle a mis pour sourcils le plumage des geais.

Elle a mis dans ses yeux le jaspe et l'hyacinthe. D'argent tissé, de soie et d'or sa taille est ceinte*

AIRS ET RECITS

I >e roses da rosier elle a plein ses deux mains. V.'.lt^ revient du bain à l'ombre des jasmins.

Quatre tours de sequins ornent sa gorge altière. nie revient du bain portée en sa litière.

— 4 O ma aœur, vous avez les yeux d'une hourï. N'être pas votre frère, être votre mari !

— Et si je suis ta sœur et femme de ton frère. Va tuer mon mari, tu pourrais bien me plaire.

— Comment tuer mon frère ? Il faut une raison, 1 faut une raison pour cette trabiaon.

— Va le trouver et dis : Je veux que l'on partage Pour moi la belle part je veux de l'héritage ! »

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