‹ Les cantilénes, 1883-1886Chapitre 20 sur 26 · LA FEMME PERFIDE · texte numérisé non relu

LA FEMME PERFIDE

Il serre son khandjar, il monte son cheval, t;t hop et hop il va galopant par le val.

— « Kostandi, Kostandi, je veux que Ton partage; Pour moi la belle part je veux de Théritage.

— Sois donc heureux, mon frère, et n'aie aucun souci. Pour toi la belle part, pour toi la mienne aussi. »

La bonté de son frère amollit son courage.

Le front sur les genoux, il sanglote de rage.

11 serre son khandjar, il monte son cheval, lS,t hop et hop il va galopant par le val.

— « Ma sœur, de Teau, de l'eau que je lave ma lame Du sang de ton mari, car il a rendu Pâme. »

AIRS ET RÉCITS

Elle saisit un broc de vin clair, tellement Dans sa joie effrénée elle a d'empressement.

Il la prend par sa longue et belle chevelure, Et lui tranche, d'un coup, la tête à l'encolure

La tête dans sa main, il monte son cheval, Et hop et hop il va galopant par le val.

— « Mouds-la, meunier, et fats de la farine rouge^ Du fard pour la catin, et du fard pour la gouge. »

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