Josépho, le Siège de Jérusalem, chap. IV
« Les chats se vendaient trois et quatre écus et un « rat, un écu. Cependant peu à peu nous perdions « quelques habitants et soldats, qui tombaient morts « sur la place en cheminant, de sorte qu'on mourait « sans maladie. A la fin, les médecins reconnurent « que c'étaient les mauves qu'on mangeait , parce « que c'est une herbe qui lâche l'estomac et em- « pêche de faire la digestion, etc.... *. »
Dans la guerre de sièges qui caractérisa le règne de Louis XIV, la question d'approvisionnement joua un grand rôle. Le talent de Louvois, aidé de ses habiles auxiliaires Chamlay et Saint-Pouenge, consistait, d'une part, à dissimuler jusqu'au dernier moment les projets du roi, afin d'investir subitement la place qu'il se proposait d'assiéger avant que l'ennemi ait eu le temps d'en renforcer la garnison et surtout de compléter ses approvisionnements, et, d'autre part, à reconnaître sur quelle place se portaient les vues de l'ennemi, afin de la mettre le plus promptement possible en état. Une fois le siège commencé, on s'efforçait de faire entrer dans la place des convois de ravitaillement que l'ennemi veillait à ne pas laisser passer; ainsi s'engageaient les combats et quelquefois même les batailles, mais on voit à cette époque peu de garnisons souffrir de la famine comme celle de Sienne que je citais tout à