Belmas, Histoire des sièges d'Espagne
entre Sérurier et Klenau, Fenvoyé de Wurmser? Klenau affirmait qu41 restait dans la place des vivres pour trois mois ; Bonaparte assistait à cette discussion , incognito , enveloppé dans une capote ; s^approchant de la table, il écrivit ses décisions en marge des propositions de Wurmser et s'écria tout à coup : « Si Wurmser avait seulement pour dix- « huit ou vingt jours de vivres et. qu'il parlât de se « rendre, il ne mériterait aucune capitulation ho- « norable, mais je respecte l'âge, la bravoure et les malheurs du maréchal. Voici les conditions que je lui accorde, s'il ouvre ses portes demain. S'il tarde quinze jours , un mois, deux mois, il aura « encore les mêmes conditions ; il peut attendre « jusqu'à son dernier morceau de pain \ »
Mais le siège resté le plus célèbre pour Ijes privations subies par la garnison est, sans contredit, celui que Masséna soutint dans la place de Gênes, au printemps de l'année 1800. Bloqué depuis le 15 avril, Masséna avait, pour prolonger la durée de ses approvisionnements, réduit le taux de la ration audessous du possible. Lorsque tous les chevaux eurent été mangés, il ne resta plus qu'un pain de farine d'avoine et de fèves, puis un autre pain qu'il était à peine possible d'avaler, fait d'amidon, de farine de graine de lin et de cacao. Le peuple et les