‹ Les capitulations; étude d'histoire militaire sur la responsabilité du commandementChapitre 22 sur 116 · Canonge, Histoire militaire contemporaine , p · texte numérisé non relu

Canonge, Histoire militaire contemporaine , p

lement de 1,300 hommes, subit un siège de six mois^ les vivres ne firent jamais défaut ; mais Phalsbourg, investie le 10 août, et dont j'ai rappelé plus haut la belle défense, tomba le 12 décembre, au bout de quatre mois, n'ayant plus un morceau de pain.

A Belfort, ce furent, plutôt que les vivres, les projectiles qui firent défaut. D'après des renseignements émanant d'officiers qui faisaient partie de la garnison*, renseignements que j'ai tout lieu de regarder comme exacts, surtout en ce qui concerne les projectiles, la population, qui comptait 4,000 individus, avait des vivres pour 130 jours ; la garnison en avait pour 180 jours; le troupeau était approvisionné en fourrage pour quatre mois. Plus heureux que les soldats de l'armée de Metz, ceux de Belfort avaient du sel pour 287 jours.

Quant à l'armement, il comprenait un très grand nombre de pièces lisses, et, en fait de pièces rayées : 48 canons de 24 de place, 80 canons de 12 de siège, approvisionnés à 500 coups, 21 canons de 4, avec 13,000 obus, soit 24,000 obus oblongs de 24, 80,000 de 12, 13,000 de 4 ; les fusées métalliques pour obus oblongs n'étaient pas en nombre égal à celui des projectiles. Ces approvisionnements n^étaient pas suffisants pour un très long siège ; mais c'est tout ce qu'il avait été humainement possible

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