I. Genoral Foy
nelle sur la convention de Cintra. Ce n'était pas sir Wellesley qui Tavait signée, mais bien sir Harry Dalrymple qui, arrivé après la bataille de Vimeiro,' avait pris le commandement en chef ; il fut privé de toutes ses dignités. Wellesley lui-même ne put échapper à la disgrâce ; malheureusement pour nous, il n'y resta pas longtemps, et le duc de Wellington sut se faire pardonner plus tard la convention de Cintra, que le gouvernement anglais, c'e^t une justice à lui rendre, exécuta d'ailleurs avec une loyauté parfaite et dans toute sa teneur.
Napoléon écrivit à Junot, qui venait de débarquer à La Rochelle : « Le ministre de la guerre m'a mis « sous les yeux tous vos mémoires. Vous n'avez rien « fait de déshonorant, vous ramenez mes troupes, mes « aigles et mes canons ; j'avais cependant espéré que « vous feriez mieux... Cette convention, vous l'avez « gagnée par votre courage, mais non par vos dis- « positions, et c'est avec raifcon que les Anglais se « plaignent que leur général l'ait signée... Je « passerai la revue de votre corps avant dix jours -, il « forme désormais le 8® corps de l'armée d'Espagne, « que je commande en personne. Avant la fin de l'an- « née, je veux vous replacer moi-même à Lisbonne. « Un homme comme vous doit mourir ou ne rentrer à « Paris que maître de Lisbonne. Du reste, vous serez « l'avant-garde et je serai derrière vous. y>
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