PENDANT ET APRES LA BATAILLE
Troupes metlant bas les armes sur le champ de bataille. — Opinion de Napoléon. — Les Bavarois à la bataille de Nordlingcn. — Les Français à Blenheim, le régiment do Navarre. — Los Russes à Narwa. — Les Suédois à Pultawa. — Les Français et les Autrichiens pendant la campagne d'ItaUe en 1796. — Redoute de Moutelegino. Château do Cosscria. Lonato. Primolauo. Bassano. Rivoli. La Favorite. — Marengo. — Dresde. — Les Anglais à Fuenlés d'Onoro. — Les Saxons à Kobryn. — Les divisions Piithod à la Katzbach, Partounoaux à Borisow, Pacthod à la Fère- Champenoise. — Leipsick. Laurislon et Reynier, Macdonald et Poniatowski. — Guerre do 1870 : le 37^ de marche à Loigny. — Guerre d'Orient en 1877. Aladja. Les officiers lurcs. Les Russes à Elena. — Les Enfants de Paris à Witebsk.
Les capitulations écrites ou même verbales, consenties sur le champ de bataille par des portions constituées de Tarmée, sont des faits extrêmement rares dans l'histoire militaire ; mais il est arrivé très souvent que des bataillons, des régiments, voire même des brigades ou des divisions, se voyant cernés sans pouvoir percer et jugeant toute résistance inutile, ont mis bas les armes en se mettant à la discrétion du vainqueur. Napoléon s'est élevé très haut contre cette manière d'agir. Il a observé, avec raison, que plus une troupe fera de résistance, plus elle tuera de monde à l'ennemi, et moins celui-ci en
aura pour se porter contre les autres corps de Tarmée. « Celui ou ceux qui commandent de rendre « les armes à Tennemi », a-t-il dit, « ceux qui obéis- « sent sont également traîtres et dignes de la peine « capitale ^ »
C'est à propos de la bataille de Nordlingen que Napoléon fait cette observation. « Le sort de cette « bataille », ajoute-t-il, « a tenu au faux prin- « cipe qu'ont en général les troupes allemandes, « qu'une fois cernées elles peuvent capituler, s'as- « similant mal à propos à la garnison d'une forte- « teresse. » L'exemple de la bataille de Nordlingen est, en effet, très digne d'être étudié, quelque ancien qu'il soit. Aujourd'hui comme alors, une troupe persuadée qu'elle est battue ne peut pas échapper à la défaite, et la persévérance, ou pour mieux dire la ténacité, est le gage le plus certain du succès ; aussi est-ce la première qualité du général et même du soldat. N'est-ce pas elle qui a donné la victoire d'Auerstsedt à Davout, et qui a fait battre par Wellington, à Waterloo, le plus grand des hommes de guerre ?
C'est aussi l'opiniâtreté qui a rendu Condé vainqueur à Nordlingen, et c'est pour avoir désespérj du succès, après la mort de leur général, le célébra Mercy, que les troupes alkmanks cnt été battuos