‹ Les capucins en Franche-ComtéChapitre 17 sur 183 · G8 LES CAPUCINS · texte numérisé non relu

G8 LES CAPUCINS

parfumez^ et encore lesdits habits, ils rentroient dans leur chambre. Ils n'entendoient les confessions des malades qu'avec précaution et de loin ; ils leur donnoient la saincte communion entre deux hosties non consacrées, qu'ils mettoient révéremment sur du papier blanc, et, s'estant un peu retirez, les malades ou infects la venoient prendre, ou bien leurs gardes la leur portoient.

« Ils disoient la messe dans la chapelle, la grande porte estant ouverte, en sorte que les infects, dès leur loge, lapouvoient entendre. Bref, on y mit si bon ordre, que le mal, par la grâce deNostre-Seigneur, ne continua pas plus de trois mois, et nos religieux retournèrent sains et saufs au couvent, après avoir fait leur quarantaine.

« Icy, j'advertiroi que, s'il plaisoit à Dieu visiter d'autres fois son peuple de ceste maladie, et y faire employer nos religieux, les supérieurs majeurs et locaux devroient estre fort circonspects à ne les point exposer qu'ils ne fussent assurez au préalable qui leur fourniroit leur nourriture et autres nécessités, parce qu'autrement on hasarde tout à coup les familles entières, et plusieurs inconvénients et charges fort onéreuses s'en ensuyvent.

« Je diroi encore, à l'occasion de cette peste de Pontarlier, les merveilles et miracles presqu'évi-

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