FAMILLE DU P. PROVINCIAL
Révérend Père Jean Cornuel, de Saint-Juan, provincial.
Vêtu le 18 mai 1756. — Le P. Jean de Saint- Juan (DoubaJ, dans le monde Jacques-Louis Cornuel, fut élu provincial au chapitre de 1788. La Révolution, qui survint peu après, lui fournit l'occasion de montrer qu'il était digne de cette charge ; il donna à ses religieux l'exemple de la fermeté
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dans leur foi et dans leur vocation. Il resta à la tête de ceux qui, ayant opté pour la vie commune, eurent pour résidence le couvent de Besançon, qu'il quitta seulement lors de l'expulsion définitive, dans rétô de 1792.
Il prêta le serment de liberté-égalité, fut néanmoins incarcéré le 29 mars 1793, transporté, quoique malade, dans la prison de Dijon le 25 octobre suivant, puis ramené dans celle de Besançon, qui, par une dérision amère, fut le couvent même de son ordre. Il eut, ainsi que plusieurs de ses confrères et quelques autres prêtres, à y souffrir les plus cruelles privations, au point que, par un sentiment de pitié dont le directoire du département ne put pas se défendre, leur libération fut demandée au représentant du peuple en mission dans le Doubs, le 26 juin 1795, et accordée presque aussitôt. La police le tracassa quelquefois encore ; il résidait pourtant à Besançon en 1801, où le préfet le signala au ministre des cultes, comme un des prêtres les plus dignes d'être incorporés au nouveau clergé.
R. P. Irénée Prud'hon, de Chasnans, secrétaire.
Vêtu le 2 juillet 1763. — Le P. Irénée de Chasnans, de son nom de famille Prud'hon, pourrait bien être le prêtre que Ton trouve désigné par ce sevl nom sur les registres d'écruu de la prison d'Auxerre, -où il fut amené le 25 fimctidor an VU par la brigade de gendarmerie de Vermanton, et d*où il repartit, le surlendemain 27. à destination de File de Rhé. Toutefois, la liste des détenus de Tîle de Rhé, dressée par ToupioUe, donne au prisonnier Prud'hon la qualité d'ancien vicaire de Chassey.
Vertueux Frère Donat May, de Busy,
Vêtu le 11 octobre 1747. — Le F. Donat deBusy (Doubs),
dans le monde Ëtienne*François May, avait atteint Tâge de soixante-onze ans lorsque la Révolution jugea bon d'exercer contre lui ses fareurs. 11 fut jeté dans les prisons de Besan* çon le 18 avril 1793; il s'y trouva dans la compagnie de son provincial et de cinq autres religieux de son couvent. 11 fut transporté avec eux dans les prisons de Dijon le 25 octobre suivant, d'où on le ramena plus tard à Besançon. Nous ignorons la fin de ce vénérable confesseur de la foi»