‹ Les capucins en Franche-ComtéChapitre 6 sur 183 · Jules-Césaire de Rossî, connu sous le nom de P. Laurent · texte numérisé non relu

Jules-Césaire de Rossî, connu sous le nom de P. Laurent

seulement la manière dont it fut reçu dans les villes de la Franche-Comté :

« L'an 1602, le R. P. Laurent de Brindes, visi- « tant pour lors la Religion en qualité de Général, « et venant de Pontarlier, arriva à Salins la veille « de Saint- Laurent, où il fut reçu comme un ange et « un saint personnage. Tout le monde l'attendoit le « long de la ville et à genoux au milieu des rues « pour recevoir sa bénédiction, qu'il donnoit avec « son petit bâton, au haut duquel étoit une croix ; « et dans l'église il fut contrainct de s'assoir en une « chaire devant le bahistre du grand autel, où le « monde à la fouie luy alla baiser qui les mains, qui « les pieds.

« Do là il passa à Dole, où toute la ville, même « Messieurs du Parlement et du Magistrat luy « allèrent au rencontre jusque dans le bois; et, arri- « vant au couvent, il demeura près d'un quart « d'heure avant que de se pouvoir rendre au grand « autel, si nombreux étoit le peuple qui deman- « doit sa bénédiction ' . »

de Brinde9,Déflmteur général des Capucins à l'âgade trante-neur }), ausdi remarquable par ses talents que par ses vertus, itre [les princes de son temps. On trouve sa vie dans les stes, au 7 juillet. 11 fut béatifié en 1783, et caaonisé le tire 1881. On a de lui neuf ouvrages maauacrils. récit est tiré d'un manuscrit du couvent de Saint-Amour, wu' siècle et renfermant des détails aussi intéressaots c»nnus sur les Capucins et leurs emplois dans la pro-

L'humilité du saint personnage s'effraya de ces démonstrations, et il voulut quitter Dôle secrètement ; mais on le surveilla de si près, qu'il ne put exécuter son dessein, et fut obligé de bénir solennellement la foule avant de partir pour Marseille ^ '

hes Annales de T Ordre rapportent, sous la date de l'an 1598, un fait qui indique au moins les voyages des Capucins à travers la province, et le soin qu'ils prenaient des malades et des affligés. Le voici :

« Un village du Comté de Bourgogne appelé « Choix ^ estoit affligé d'une certaine maladie conta- « gieuse qui réduisoit plusieurs malades aux extré- « mités de la mort. Deux Capucins y passèrent « alors, et donnèrent à un de ces malades un nom « de Jésus imprimé, qui le guérit aussitôt; cehii-ci « le porta à un autre, qui en guérit aussi. Cette « merveille fut sceue par tout le village, et teint de <c malades recoururent à ce nom de Jésus, que « trente environ en reçurent leur soulagement. »

Nous ne voulons point voir un miracle dans ce fait, qui parut alors surprenant; nous le citons seulement à l'appui de notre thèse, et pour montrer la confiance qu'inspirait l'ordre nouveau. Avec des

vince. Il appartient aux Dames Claris«es de Poligny, qui nous l'ont très gracieusement communiqué.

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