‹ Les capucins en Franche-ComtéChapitre 8 sur 183 · L«ï députés ajouioi-piit encore que Sa Majesté Impérialp · texte numérisé non relu

L«ï députés ajouioi-piit encore que Sa Majesté Impérialp

recevrait grand* salisfaclion d'une si bonne œuvre, et queUe

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1, et que le Souverain Pi>iilife Tuisait de inêun

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promises, que le public ne contribueroit ni ne se mesleroit aulcuneraent des édiffîces, ni delà fabrique dudit monastère. »

Dés que les gouverneurs Buson et de Gonsans eurent porté réponse à Tarchevêque, on se mit en mesure de construire le nouveau couvent, vers l'entrée du Champyde-Mars (Chamars).

Le cérémonial de prise de possession nous montre l'importance qu'attachait la ville impériale à un événement qui serait à peine remarqué de nos jours. Les principaux chefs et religieux de la province furent convoqués, et, le dimanche 13 mai 1607, on bénit solennellement une grande croix de bois à la métropole. Le. P. Basile de Bordeaux, un des meilleurs prédicateurs de l'ordre, fit le sermon, auquel assistèrent les processions venues de toutes les églises de la ville. Douze religieux capucins * chargèrent la croix sur leurs épaules, et la portèrent jusqu'au Champ-de-Mar s. Une foule extraordinaire (le peuple y était rassemblée, « et, au moment que mondit seigneur archevêque leva les mains pour donner la bénédiction, furent déchargées douze grosses pièces de canon, que messieurs les gouverneurs avoient fait conduire à cette fin dans Chamars, et le reste de la journée se passa en réjouissances en toute la cité».

' 1. On comptait parmi eux quatre anciens Provinciaux, les PP. Abundius de Côme, Auge d'Avignon, Natal et Antoine.

Le 8 juillet de la même année, il y eut encore une procession générale des paroisses de la ville pour la bénédiction de la première pierre par l'archevêque. Seulement, il n'y eut pas de salve d'artillerie * . ^

Les constructions furent dirigées par Pierre Richard, citoyen de Besançon et procureur de Ferdinand de Rye. L'église, dédiée à saint Claude, fut consacrée le .2 octobre 1612 par l'archevêque de Corinthe. Le sceau des Capucins de Besançon était un saint Claude debout, avec cette légende : Sig. Frat. Cap. Conv. S. Claudii. Bisunt.

A ce moment, la province de Savoie fut séparée de ceUe de Lyon, et les religieux originaires de ce pays y rentrèrent. Ils avaient rendu de grands services aux religieux de Franche-Comté; il fut convenu que ceux-ci les aideraient à leur tour, en leur envoyant des prédicateurs, dont la nouvelle province avait besoin.

En cette même année 1612, la ville de Lons-le- Saunier demanda des Capucins (15 octobre), par l'entremise de son conseil. Le chapitre provincial, assemblé à Mâcon, répondit aux vœux des Lé-

1. Le manuscrit du P. Joseph remarque que, quand on eut tracé le plan du monastère, on trouva des fondations anciennes, très solides et de même mesure, sur lesqueUes on éleva les murs. Ces fondations étaient sans doute des ruines de l'époque romaine ; car, dans le cours du moyen âge, cette partie de la ville fut inhabitée.

doniens, que la parole éloquente du P. Eusébe de Salins avait charméIS. L'avent et le carême que ce religieux prêcha dans l'église de Saint-Désiré, firent affluer les dons de telle sorte, que la construction ne coûta rien à la ville. L'abbé de Baume en posa la première pierre, le 28 décembre 1612. Il y eut sermon du P. Eusèbe, et joie extraordinaire dans toute la ville ^ Le sceau du nouveau couvent porta Notre-Dame présentant son Fils à saint François ; autour, on lisait ces mots : Sig, FF. Cap, Conv. Loed.

Malgré le florissant couvent de Frères Prêcheurs qui l'illustrait depuis plus de trois siècles, la ville de Poligny ne dédaigna ni les Capucins, ni leurs prédications. A la suite d'une station prêchée par le P. Thomas d'Amance% le couvent fut fondé. La veuve du comte de Dramelai, et Anatoile Doroz, professeur à l'université de Dole, en furent les bienfaiteurs principaux, et l'abbé de Rosière^, fils de la dame de Dramelai, en posa la première pierre. La nouvelle maison fut dédiée au fondateur de l'ordre, et son sceau porta saint François le capuce en tête

1. La ville de Lons-le-Saunier fut une de celles où les Capucins furent le plus respectés. Lorsque leur couvent eut été brûlé par les Français, ils furent les premiers à revenir alors que la vUle entière était une ruine (1638-1640).

2. Ce religieux était le frère du doyen de la collégiale Saint- Hippolyte de Poligny.

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