‹ Les capucins en Franche-ComtéChapitre 9 sur 183 · Abbaye cistercienne près de Salins · texte numérisé non relu

Abbaye cistercienne près de Salins

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et les bras étendus, avec cette iascription: Sig.FF. Cap. Conv. Polig.

Le bourg de Pesmes, qui, malgré son importance, son château et ses fortifications, n'avait d'autre établissement religieux qu'un prieuré sans habitants, fut lieureux de voir une maison de Capucins près de ses murailles. Les bourgeois et propriétaires donnèrent tout le terrain nécessaire pour les bâtîmenis et l'enclos, qui furent placés dans les vignes, au nord-est-du bourg. La souveraine du pays, Isabelle- Ciaire-Eugénie, voulant donner une marque de son affection aux habitants d'une ville qui était toujours la première à recevoir le choc des ennemis venant du côté de la France, partagea les frais de construction avec la princesse de Ligne et la comtesse de la Baume-Montrevel, sa fille, dame- de Pesmes. Le chapitre tenu à Lyon sous la présidence du général ucins, Paul de Céséue (1617), avait autorisé ■ndation. Le nouveau couvent.se mit sous ction de la sainte Vierge dans sa Purificam église fut consacrée par Claude de la évéque d'Andreville, le 13 aoiit 1623, et le u monastère représenta la Purification de ivec cette inscription: Sig.FF. Cap. Conr.

>uvent <le I'«»ines exiile encore daas les vigues, à ta du bourg. C'est peut-être le mieux couner

i-au die -Comté.

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Jusqu'ici, nous n'avons guère enregistré que des triomphes pour les Capucins ; mais, à cette époque, leur chronique signale un échec d'autant plus sensible, qu'il était infligé par une des villes les plus dévotes de la province. Vers l'an 1614, les religieux s'étaient présentés à Pontarlier. Au lieu de l'accueil bienveillant qu'ils rencontraient partout, ils ne trouvèrent dans cetie ville qu'une indifférence très voisine de l'hostilité, puisque le conseil, après avoir délibéré, refusa de les recevoir. Ils avouent, du reste, très humblement qu'il y eut une seule voix en leur faveur.

Ils ne se tinrent point pour battus, et la conduite de la ville prouva, quatre ans plus tard, combien les municipalités sont changeantes et les peuples versatiles. En 1617, le P. Ambroise de Salins, étant venu prêcher l'avent, s'acquitta si bien de cette tâche, qu'on le retint pour le carême, qu'il prêcha au contentement général. Avant de partir, il proposa au mayeur de remettre en question l'établissement des Capucins. L'assemblée des notables, après avoir délibéré avec des dispositions toutes différentes des anciennes, vota de nouveau, et cette fois le triomphe fut complet, puisque le vote fut à peu près unanime, et qu'une seule voix protesta contre leur admission. Six bourgeois de la ville firent les frais de la construction. La nouvelle maison se mit sous la sauvegarde de Notre-Dame de Mon-

taign, dont elle fit graver l'image sur son sceau, avec deux croix de Saint-Andi-é de chaque côté, et les mots ; Stg. Cap. Conv. Pontis. à l'entour.

En cette même année 1618, la réception des Capucins à Baume-les-Dames eut lieu après quelques démêlés qui peignent bien l'esprit du tempaetla vivacité des suceptibilités municipales et bourgeoises. Quelques personnes zélées de la ville, désirant un établissement de Capucins, prirent l'initiative sans consulter le corps municipal. Elles ouvrirent une liste de souscription que l'on fit circuler avec succès dans la viQe. La municipalité en prit ombrage et se fâcha, non point p4r hostilité pom* les Capucins, mais parce qu'elle prétendait avoir seule le droit de prendre l'initiative et d'autoriser la cii^ culation de feuilles, listes, ou écrits quelconques. A l'appui de cette doctrine autoritaire elle prît une décision solennelle, proclamant que la « feuille de souscription en faveur des Capucins était attentatoire et contraire aux immunités, droits et privilèges de la ville ». En conséquence, les maire et échevins défendaient à leurs administrés de passer outre à U poursuite de cet établissement. Cette déaffichée aux endroits les plus émînents de : sur le grand poteau de la place publique, recevoir les affiches et autres exploits de

mes solennelles ne mirent point le conseil

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à l'abri delà critique populaire. Le procureur fiscal, poussé sans doute autant par la conscience publique que par le devoir de sa charge, trouva que le corps priacipal outrepassait ses droits, et, « après ample information, » il fit enlever redit avec autant de soleîinité qu'on en avait mis à le clouer sur le poteau. Le Parlement approuva la conduite du procureur, et envoya même un de ses membres pour terminer le différend.

Ce commissaire ayant fait assembler les notables au sonde la grosse cloche, avec ordre aux opposants de se trouver à la réunion pour exposer librement leur manière de voir, à la fin de la séance, on mit la question aux voix; il n'y eut que trois votes défavorables aux Capucins.

Après cette éclatante démonstration contre « Messieurs de ville », l'affaire ne pouvait manquer de marcher rapidement. L'àbbesse de Baume, Marguerite de Genève, et son chapitre donnèrent remplacement pour bâtir le monastère ; les aumônes des particuliers firent le reste.

Le couvent de Champlitte, commencé la même amiée ^ ne rencontra nulle contradiction, et s'éleva plus rapidement encore. Clériadus de Vergy, gouverneur du Comté, en fut le fondateur, et l'unanimité la plus complète accueillit la demande de bâtir qu'il fit à la ville. Toutes les pierres furent trouvées sur

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