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LA FAMILLE

souvent égoïste d'une paît, altruiste de l'autre, affectueux des deux côtés, se relient étroitement les unes aux autres. On y retrouve l'amitié qui porte un homme à dépenser sa vie pour faciliter l'œuvre d'un autre, l'affection du soldat pour son chef, l'enthousiasme du disciple pour le maître, le dévouement du serviteur à son maître et les sentiments réciproques. Le dévouement des soldats de Napoléon, d'une partie au moins,. leur enthousiasme pour leur chef, montrent le type de ces sentiments ; ils sacrifient leur vie sans regret. Coignet, chargé par l'empereur d'une mission dangereuse dont il ignorait le sens et où il était sacrifié pour donner le change à Tennemi, raconte très simplement le fait sans aucune aigreur ^

Enfin la sympathie humaine, en segénéralisant, prend d'autres formes : par exemple, une sorte de bienveillance générale, de philanthropie, d'amitié universelle qui diffère de l'amour de l'humanité en ce qu'elle n'embrasse pas un ensemble, mais des individus. On retrouve ce sentiment plus spécialisé dans la sympathie de l'homme pour ses coreligionnaires, pour les membres des mêmes groupes, pour ses compatriotes, mais si théoriquement ce sentiment peut se distinguer de l'amour des groupes mêmes, du patriotisme, par exemple, dans la pratique ils s'associent assez fréquemment tous les deux.

Au type « sympathique » on peut opposer le type du « sauvage » qui fuit la société et aime à rester avec lui-même. Mais à part quelques cas très rares et peut-être discutables, la sauvagerie la plus forte est relative et indique seulement le manque d'harmonie entre l'individu et les relations qu'il peut avoir, le groupe social dont il fait partie. Remarquons ici que toutes les circonstances (facilité de rapports, communauté de groupe, de patrie, etc., et même goûts analogues) qui favorisent l'amitié peuvent favoriser également l'antipathie.

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