ACTE IV, SCÈNE II
de la scène dont je parle, peut-être il pourrait nous fournir de bons renseignemens là-dessus; j'en appelle à sa loyauté sur l'exactilude du récit que je viens de faire ; qu'il dise que j'exagère ; qu'il ose m'accuser de mensonge.
CHARLES (à part, après avoir regardé Buonai-oti , qui se moni les lèvres en haissaul les yeux , et en baissaut les siens à son tour ;.
Comment a-t-il fait pour savoir tout cela !
SmiSCALCHI.
Eh ! bien , puisque le bon-cousin Charles Nefasto garde le silence , je vous en prie , mes bons cousins, vous qui avez tout vu et tout entendu, dites si ce que je viens d'exposer n'est pas l'exacte vérité.
FRUGONI , PESCARA , RUFFO ( en st levant).
C'est l'exacte vérité : nous le jurons. (Long siience).
EDMOND (à part),
0 comble d'infamie!
CHARLES ( à part ).
Je suis anéanti. (Les carbonari se parlent vivement à l'oreille : Charles se recommande à vois basse à Edmond, comme pour le prier de prendre la défense de sou père ).
LE GRAND-MAITRE
Quelqu'un demande-t-il la parole pour appuyer l'ajournement proposé par le bon-cousin Charles Nefasto ?
EDMOND ( à part et en se levant ).
C'est le père de Julie , je tâcherai de le défendre.
(Haut). Moi.
LE GRAND-MAITRE
Vous avez la parole.