‹ Les carbonari, -ou, Naples en 1821Chapitre 9 sur 82 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

SINISCALCHI, FRUGONI, se détachent du groupe au fond du théâtre ; puis le MARQUIS DE PIETRA- CATELLA par la porte à droite; LES PRECEDENS.

SINISCALCHI.

Allons à noire piquet, Frugoni, (en saUiant et aiiani

s'asseoir à la table à droite, à droite du spectateur) McsdanieS. FRUGONI (en saluant et allant s'asseoir à gauche).

Je suis à vous, Siniscalchi. Ici nous serons à l'abri du bruit de la musique et des danseurs.

CHARLES (bas à Buonaroti, en indiquant Siuiscalchi ).

Le voilà V excellent homme.

M. NEFASTO (basa sa femme).

Encore des Catons à la manière de Cellini. (Madame Nefasto veut répondre, Julie lui pose tendrement la main sur la bouche; jeu de scène).

MADAME NEFASTO.

Le prince reste-t-il toujours dans la salle du bal , M. Siniscalchi?

SINISCALCHI.

Est-ce du duc de Calabre que madame veut parler ?

MADAME NEFASTO.

Oui , monsieur, du prince vicaire-général.

SINISCALCHI.

Il est, je pense, sur le point de s'en aller, car j'ai vu le chambellan de service, voire parent Ma-

(3 LES CARBOiNARl.

dame, le marquis de Pietra-Catella, ayant le manteau du prince sur le bras.

BUONAROTI (bas à Charles).

De Pietra-Catella! a-t-il définitivement renoncé à ses prétentions sur ta sœur?

CHARLES (bas).

J'espère bien que oui : c'est un égoïste , et Julie l'abhorre le voici justement.

LE MARQUIS ( un manteau sur le bras et en uniforme de chambellan, à M. Nefasto).

Mon cousin, le prince veut que vous le suiviez

au château ; ( rn baissant la voix et avec intention) il vient de

recevoir une dépêche de Laybac , et il a des communications importantes à vous faire de la part du roi.

JULIE (tendrement à son père, qui baisse la tête eu signe de respect pour les ordres qu'il vient de recevoir et qui se dispose à sortir).

Vous ne reviendrez plus ce soir, mon père?

M. NEFASTO (en l'embrassant)-

Je reviendrai , ma fille , si les ordres du roi ne me retiennent pas long-temps, (il sort.)

LE MARQUIS (à Julie, en s'en allant).

Bonsoir, ma chère cousine Eh ! eh ! Vous he

serez pas toujours cruelle avec moi. ( H sort. — La princesse de Val-C.eleste et la duchesse d'Angioletto, groupées au fond a\er d'antres jiersoanes, poussent ici un grand éclat de rire. )

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