PAP SOLE
nératrice pour le pays dans la mesure où le prix du produit national n’est pas supérieur à celui des articles étrangers de plus du double.
Il faut remarquer que ces calculs sur le prix correspondent à la réalité, car le travail et les capitaux consacrés à la production d’ersatz se font au détriment des autres activités économiques dont elles sont détournées. Dans le cas où un pays aurait l’autorité d’affecter ses chômeurs à ce genre de production, il faudrait que leurs salaires soient assez bas pour que, déduction faite de l'indemnité de chômage, les ersatz ne dépassent pas du double le prix du produit importé.
L'application de ce théorème convient particulièrement aux produits de remplacement, car une simple énumération de nos fournisseurs en essence fait supposer que des mesures de représailles de leur part seraient improbables :
CARE RER ETES : tonnes 343.000 CIS NS EAN. 999.000 PEÉTOME M Ml Te Hess | 580.000 Nerreztelan le. m2. 525.000 COICRIDIE SAM PEU UN LULT. 362.000 IQUALEMEL 2 BUS se à ge ns à 19.800
La plupart d’entre eux sont ainsi des Etats d'Amérique Centrale ou d’Asie-Mineure dont les réactions douanières seraient presque sans importance pour la balance commerciale de grands Etats européens. Et les Etats-Unis, qui consomment une quantité croissante de leur production, à l’heure actuelle les 9/10, hésiteraient sans doute à engager une lutte douanière dont, au même titre que les autres nations, ils supporteraient les frais. Il est donc possible d'appliquer le théorème précédent à déterminer les carburants de remplacement dont la mise en œuvre concourrait à l’enrichissement national. L’essence livrée dans les ports européens coûte 0 fr. 65. Aïnsi donc, le gaz d’éclairage et le gazogène, et dans des conditions particulièrement favorables l’essence synthétique, enrichiraient la nation par leur usage, car ils coûteraient respectivement
AAC 1 AL
pour l’équivalent d’un litre d’essence, 0 fr. 70, 1 fr. 10 et 1 fr. 30. j
Dans ces calculs sur l’intérêt économique que présentent les divers carburants de remplacement, il convient d’éliminer la considération des moins-values qui en résulteraient pour les droits fiscaux.
L’économique et le fiscal sont des domaines distincts et la suppression d’une assiette fiscale n’a d’autre effet que de contraindre l’Etat à trouver une autre matière imposable. La gêne qui en résulte pour les Pouvoirs publics et les contribuables ne doit aucunement être mise en rapport avec des données économiques qui affectent dans leur source vive les richesses de la Nation et par contre-coup, celle de l'Etat.
Par la mise en œuvre de matières premières tel que le bois, le maïs et le sorgho, l’alcool peut devenir un carburant à bon marché. A l'heure actuelle, il est un carburant onéreux, parce que les raisons de sa mise en œuvre sont étrangères à un développement du combustible liquide. La transformation des denrées en alcool représente pour l'Etat le procédé le plus avantageux de brûler les excédents agricoles. Elle est préférable en période de crise à l’exportation et à la dénaturation. La vente à l’étranger des produits agricoles contraint en retour à des importations qui dans une période de surproduction ne provoque l’amélioration du marché agricole que pour hâter la désorganisation d’autres marchés. Et la dénaturation de produits tels que les céréales susceptibles d’être affectés à l’alimentation du bétail cause à la fois une crise des céréales secondaires et une surproduction ultérieure du bétail. La surproduction agricole est déplacée sans être résolue. Aussi la plupart des Nations ont été contraintes à une destruction pure et simple de leurs excédents agricoles. Les unes ont jeté leur café à la mer, les autres ont brûlé leur blé dans les locomotives. Totale dans les cas de destruction pure et simple,
LAN à MEULN
la perte est partielle lorsqu'on procède à la création de lalcool. Les prix de vente sont en effet assez élevés pour qu'après un paiement des frais de fabrication, il subsiste une rémunération de la matière première.
La production d’alcool à partir du vin, des betteraves, des pommes et éventuellement du blé, tient à une politique d'économie agricole et non à une politique des carburants. Inspirée par des buts différents, elle obéit à des critères distincts et l’on peut énoncer pour l’utilisation des excédents agricoles sous forme d’alcool la loi économique suivante : dans une crise générale de surproduction, il est opportun de procéder à la distillation des excédents agricoles, dans tous les cas où l’alcoo!l a un coût de fabrication inférieur à son prix de vente.