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une élévation de la compression permet à un moteur Hispano 12 y de 1.000 CV de voir sa puissance monter à 1.200 CV. Enfin l'expérience a montré, sans que l’on ait pu donner d’explication valable à ce phénomène, que la consommation spécifique du carburant à base de cétones est inférieure d’environ 10 % à celle des essences de pétrole ordinaire. (Le pouvoir calorifique à la cylindrée est du même ordre que celui des essences, par le fait que la température du mélange admis dans le cylindre se trouve abaïissée par suite de la chaleur latente de vaporisation plus grande dans le mélange d’acétone.) Anisi en même temps que la puissance du moteur le rayon d’action est augmenté.
Aussi bien que l’acétone, l’éther iso-propylique présente le plus gros intérêt. Son pouvoir antidétonnant atteint environ 100 d’octane. Sa susceptibilité au plomb est plus marquée.
Avantageux techniquement l'éther isopropylique et l’acétone peuvent être produit avec des ressources nationales.
L’éther isopropylique est fabriqué facilement à partir de l’alcool isopropylique de synthèse et de fermentation.
Les cétones et les alcools peuvent être obtenus facilement et économiquement par des fermentations appropriées d’amidon ou de sucre provenant des céréales métropolitaines, de riz, de maïs, de manioc, de caroubes.
D’autres sources ont été envisagées, et une enquête précise de nos richesses coloniales ne ferait qu’accroître la liste des matières premières susceptibles de nous donner, en particulier, l’alcool éthylique et, surtout, les cétones et alcools supérieurs.
Dès maintenant une usine de cétone est construite à Colmar, avec le concours financier des « Potasses d’Alsace ». Elle envisage de produire 50.000 tonnes annuellement. Et le prix de vente serait de 3 à 4 fr. le kilo.
A un tel prix, l’acétone verrait ses usages dans l’aviation justifiés par les seules considérations de la balance
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commerciale. Ces mêmes considérations de prix de revient doivent suffire, nous l’avons indiqué, pour provoquer une distillation des houilles à basse température disséminées sur tout le territoire, une hydrogénation des lignites landais, bien situés eux aussi stratégiquement, et un développement des gazogènes qui surtout en s’alimentant au bois donnéraient aux véhicules militaires une certaine autonomie de ravitaillement. Ainsi, ce serait un curieux paradoxe que les problèmes militaires de carburants d'aviation et plus généralement des combustibles liquides trouvent leur solution dans une évolution naturelle de la technique et de l’économie.