‹ Les carburants de remplacementChapitre 39 sur 56 · CE · texte numérisé non relu

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C’est aussi le désir de provoquer par la propagande la libre adhésion des particuliers à l’emploi du gaz pauvre qui a conduit par une sorte de paradoxe à rendre obligatoire le gazogène dans certains usages.

En France l’exposé des motifs d’un décret déclare qu’ « aucune mesure de propagande ne serait plus effi- « cace que l’obligation pour les Pouvoirs Publics ou assi- < milés d’équiper sans tarder un certain nombre de moteurs € à carburants nationaux, notamment à gazogènes au bois « ou à charbon de bois ». Mais une telle mesure, si elle conserve dans ces buts un aspect de libéralisme, manifeste

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dans sa nature la tendance croissante de l'Etat à faire usage de la coercition.

Souvent la propagande est impuissante à assurer le développement des carburants de remplacement. La nouveauté du procédé justifie l’hésitation des capitalistes à engager des fonds et celle des hommes d’affaires à consacrer leur activité dans la production de carburants nationaux dont le prix de revient, comme le rendement technique, présentent, avant d’être réalisés matériellement, de grandes incertitudes. Les défaillances de l'initiative privée contraignent à une intervention accrue de l'Etat.

Ainsi, par un ensemble de mesures, dans la forme toutes diverses et dans le fond toutes concurrentes, l'Etat met en valeur les avantages des carburants nationaux. En même temps qu’il en fait ressortir leurs qualités, il en fait disparaître certains de leurs inconvénients. Les craintes sur le ravitaillement en combustible peuvent même être dissipées par l’intervention de l'Etat. À une propagande sur l’usage des véhicules, s’ajoute une publicité officielle sur le lieu de vente des carburants.

En France, le Service des Eaux et Forêts a réparti sur le territoire 677 postes de ravitaillements :

Loiret, Seine-et-Oise, Calvados, 11 ; Eure, Manche, 1 ; Seine-Inférieure, Côte-d'Or, 38; Meurthe-et-Moselle, 6; Savoie, Haute-Savoie, Aisne, 20; Ardennes, 4; Marne, 7; Nord, Oise, Pas-de-Calais, Somme, Aube, Seine, Seine-et-Marne, 24; Yonne, 2; Vosges, Hautes-Alpes, Ardèche, 2; Drôme, 4; Vaucluse, Doubs, Jura, Isère, 4; Eure-et-Loir, Mayenne, 10; Orne, 18; Sarthe, Meuse, 12; Aïn, Saône-et-Loire, Ariège, Haute-Garonne, 24; Gers, 6; Lot, 4; Tarn-et-Garonne, 12; Charente, Indre-et-Loire, 36 ; Loir-et-Cher, 9 : Maine-et- Loire, 9; Deux-Sèvres, 14; Vienne, 19; Allier, 7; Cher, 12; Creuse, 5; Indre, 10; Nièvre, 13; Haute-Vienne, 22; Cantal, 5; Corrèze, Dordôgne, 24; Loire, 1; Haute-Loire, Puy-de- Dôme, 8; Basses-Pyrénées, Hautes-Pyrénées, Alpes-Maritimes, 7; Basses-Alpes, Charente-Inférieure, Côtes-du-Nord, Finistère, Ille-et-Vilaine, Loire-Inférieure, Morbihan, Ven-

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dée, Aude, 7; Pyrénées - Orientales, Tarn, Bouches-du- Rhône, 5; Var, Aveyron, Gard, 13; Hérault, Lozère, 5; Gironde, 34; Landes, 34; Lot-et-Garonne, 14; Corse, Haute- Marne, 16; Haute-Saône, 24; Territoire de Belfort, Seine, Rhône, Haut-Rhin, 5; Bas-Rhin, Moselle, Ecole forestière, Ecole des Barres.

Il serait aussi souhaitable qu’une telle politique profite au gaz d'éclairage. A l’heure actuelle, c’est l’initiative privée qui a dû organiser quelques rares postes de compression :

Paris, Cambrai, Lyon, Limoges, Colmar, Marseille, Béthune, Saint-Omer, Vannes, Saint-Raphaël, Douai, Mâcon, Dinart, Thionville, Montrambert, Frévent, Lille, Waziers, Maintenon, Le Neubourg, Saint-Etienne.

La rareté de ces postes constitue actuellement un obstacle véritable à un développement général et rapide du gaz comprimé. L'Etat peut y porter remède.

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