‹ Les carburants de remplacementChapitre 6 sur 56 · ES 7 PAU · texte numérisé non relu

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le charbon et l’hydrogène dans trois tubes d’hydrogénation, d’où les produits gazeux sont dirigés vers un refroidisseur qui les condensent en huile et en charbon. Le procédé Valette réunit le charbon à l’hydrogène dans un faisceau de tubes longs et légers placés à l’intérieur de fours à coke. Le système Audibert s’oriente vers une technique mixte de la synthèse, de l’hydrogénation et de la catalyse.

$ 4. Les schistes.

Les schistes contiennent des substances à partir desquelles il est possible d’obtenir des hydrocarbures. La production de carburant à partir des schistes se décompose donc en deux opérations, l’extraction des huiles et leur transformation en essence. La distillation des schistes est précédée de leur concassage, de leur tamisage et souvent de leur dessiccation. Elle s’effectue dans des fours chauffés à une température de 450 à 500°. L’uniformité comme la rapidité du chauffage sont assurées par un brasseur mécanique et par une tubulure centrale, elle-même chauffée, dont les parois perforées assurent en même temps l'évacuation des gaz. Les fours sont verticaux ou horizontaux selon que la nature des schistes exige une combustion complète et uniforme ou qu’une disposition verticale soit requise pour les schistes non agglutineux dont elle atténue les difficultés de chargement.

Les gaz libérés par cette cuisson sont ensuite mis en contact de gaz oil qui fixe leur essence et surtout leurs huiles. Ces huiles sont à leur tour converties en essence par le procédé du cracking ou par celui du raffinage. Le rendement des huiles de schistes françaises atteint 63 % en essence et 25 % en fuel oil.

AL AE LES $ 5. L'alcool.

Aussi multiples que puissent être les procédés de fabrication, aussi diverse que puisse être la matière première mise en œuvre, l’alcool de bouche résulte d’un processus identique de fabrication : la transformation, grâce à une levure, du sucre en alcool. Tout au plus, cette fermentation est elle-même parfois précédée d’une saccharification qui transforme les hydrates de carbone en sucre.

Ainsi le gaz à l’eau du procédé Fischer peut être utilisable, aussi bien qu’à la création d’essence, à la synthèse de l'alcool : le catalyseur diffère seul.

L'usage du bois comme matière première donne lieu pour lui seul à des procédés variés. Ainsi on peut procéder à la saccharification du bois par l’acide chlorhydrique. On récupère dans les fabriques de pâte à papier, qui utilisent le procédé au bisulfite de soude, certaines quantités d’alcool à partir des lessives résiduaires.

Mais le rendement de ces divers procédés est uniformément médiocre : l’alcool n’est récupéré que dans une proportion de 30 %. Des chercheurs comme M. Tourmel ou le Professeur Kouppa ont, il est vrai, l’espoir d’en retirer dans un proche avenir jusqu’à 60 %. Dès maintenant, M. Giordani, en Italie, arrive à des résultats remarquables. En même temps qu’une technique de production, l’alcool comporte une technique d’utilisation.

A l’état pur, il exigerait la création d’un moteur spécial, de même que le moteur Diesel a été innové pour les hui-

les lourdes. Aussi c’est à l’état de mélange que l’alcool

est employé. Mais la stabilité du mélange est difficile à obtenir. Elle est réalisée soit, par l’adjonction de produits chimiques, soit par la sélection des essences, soit par la déshydratation de l’alcool. (

Parmi les corps les plus aptes à remplir la fonction d’unisseurs, il convient de citer l’alcool butylique, l’alcool isopropylique, le cyclohexanol et certains dérivés de crésols. La stabilité du mélange peut encore être obtenue par

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