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foyer tous les 1.500 à 2.000 kms; le nettoyage de l’obturateur tous les 3.000 kms et quotidiennement le vidage des cendres du foyer.
Aux inconvénients que provoque l’impureté du gaz, s’ajoutent ceux qui tiennent à la pauvreté du mélange en calories. La puissance du moteur est diminuée, les accélérations de vitesse sont moins nerveuses, la marche du véhicule en côte est plus lente. Mais à cette faiblesse on a pu remédier dans une large mesure par la surcompression des gaz et par l’augmentation de la cylindrée. Le rendement a encore été amélioré par la transformation de certaines pièces telles que la culasse, le dispositif d'allumage. Malgré la mise en œuvre de dispositifs qui remédient parfaitement à la pauvreté du gaz, il n’en subsiste pas moins une certaine mollesse dans les côtes et dans les démarrages. Elle tient à la nature même du gazogène. L’alimentation du moteur dépend d’un foyer qu’il est impossible de modifier aussi rapidement qu’un carburateur. Il s’adapte aux besoins de la circulation mais trop lentement. Pendant ce moment d’inadaptation, la production de gaz
- est insuffisnte, le moteur est sous-alimenté, les démarrages
et les reprises en côte sont ralentis.
Des remèdes à des déficiences passagères ont été trouvés dans des tuyères spéciales de ralenti et une démultiplication appropriée.
Sans même y avoir recours on réalise sur les véhicules à gazogène des vitesses moyennes qui restent élevées, surtout sur les grands parcours. Ainsi un camion de 20 chevaux a effectué dans un concours du Ministère de l’Agriculture 3.700 kilomètres à une vitesse moyenne horaire de 60 kms, et une voiture touriste de 20 litres appartenant au Ministère de l’Agriculture atteint aisément une vitesse maxima de 130 kms à l’heure.
Ainsi les inconvénients du gazogène, s’ils restent notables pour le conducteur, sont encore moins graves dans la réalité. Quoi qu’il en soit, les chauffeurs sont gênés parfois par ces obligations d’entretien. Ils le sont encore plus par