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antérieures, a obtenu une arythmie bien marquée avec ralentissement des battements du cœur, en même temps qu’une diminution de la pression sanguine dans les artères et l'augmentation de la tension dans l’oreillette gauche.
Michaeli et Ferroglio, après une série d'expériences, ont observé que l’arythmie se déclarait une demiheure ou une-heure après la ligature des coronaires antérieures. | :
Aux résultats de ces expériences on ne peut attacher qu’une très petite valeur, car les phénomènes observés ne sont pas à l’abri des causes d’erreur, néanmoins on peut conclure que l’athérome des coronaires est capable de devenir la cause dela genèse de l’arythmie. | |
ARYTHMIES RÉFLEXES :
A. Arythmies réflexes par lésions valoulaires.
B. Arythmies réflexes sans lésions cardiaques.
Arythmie par lésions cardiaques. — Dans le rétrécissement aortique, le rythme du cœur est ordinairement régulier ; cette régularité doit être expliquée par ce fait que l’arrivée du sang dans l'oreillette et son passage dans le ventricule se font normalement, de
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même la systole du ventricule reste constante quoique limitée par le rétrécissement de l’orifice aortique. Quand l’arythmie apparaît alors, une altération du myocarde doit être incriminée.
Dans l'insuffisance aortique, l’arythmie peut être souvent observée, grâce à la lésion fréquente du myocarde.
Rétrécissement mitral. — Dans la première période de cette maladie, le rythme du cœur est plutôt régulier.
À une période plus avancée, on peut observer une arythmie dûe à la lésion du myocarde et surtout aux lésions des parois de l’oreillette gauche.
L’arythmie observée et signalée sous le nom d’arythmie palpitante par M. Huchard, puis par son élève M. Durand dans sa thèse inaugurale (Paris,
1898, est une variété d'arythmieaccompagnée, presque
toujours de tachycardie. Ce qui la distingue des autres arythmies, c’est qu’elle n’est pas constante, mais elle naît par accès au cours duquel le malade a une sensation d'angoisse.
Les causes de cette arythmie sont les Fan. du myocarde, pourtant on a cru que laraison de sa naissance devait être attribuée à un réflexe cardiaque qui résulterait des effets d’une dyspepsie acide.
Insuffisance mitrale, — L'arythmie est très fré-
pri:
ALES VS RTES
quente dans l'insuffisance mitrale ; elle apparaît dès
les premières périodes de la maladie.
Potain attribuait cette arythmie aux variations de la tension sanguine dans l'oreillette, consécutives aux mouvements respiratoires. |
Nous avons étudié les arythmies par lésions du myocarde. |
[l nous reste à dire quelques mots sur les arythmies des péricardites. <
Dans ces cas, comme Heitler l’a bien démontré, l’arythmie est seulement d’origine péricardique due à la myocardite concomitante.
Arythmies réflexes sans lésions cardiaques 2 q
L’arythmie réflexe, due à une affection de l’appareil digestif (estomac, intestin) ou des organes génitaux (utérus. ovaires) peut persister pendant plusieurs semaines et plusieurs mois.
Les arythmies sont proprement d’origine réflexe et sans rapport avec une lésion du muscle cardiaque.
La preuve la plus convaincante qu’on puisse donner de la non participation du myocarde à la genèse de ces arythmies, c'est qu'après un traitement alimentaire dans le cours d’une arythmie dyspeptique, ou après l’ablation d’un fibrome ou d’un polype de l’utérus, l’arythmie disparaît. Sée disait que souvent « le