‹ Les Cardiopathies au cours de la Chorée de SydenhamChapitre 17 sur 20 · octobre. -= Examen du liquide céphalo-rachidien ; albu · texte numérisé non relu

octobre. -= Examen du liquide céphalo-rachidien ; albu

PE er mine très légèrement augmentée, quelques lymphocytes rares. Pas de réaction cellulaire. Pas de germes.

31 octobre. — L'enfant quitte l'hôpital. Les mouvements choréiques ont complètement disparu. Bon état général. Il persiste au cœur un léger souffle systolique à la pointe et les bruits y sont un peu assourdis, Matité cardiaque sans change ment. : ARE

21 décembre. — L'enfant revient consulter pour savoir s’il peut travailler : enfant bien développé. Pas de phénomènes subjectifs ou fonctionnels en dehors d’une légère dyEpnes d'effort. Pouls 112. Pas d’œdème.

Foie mesurant 17 centimètres sur la verticale mamelonnaire et débordant les fausses-côtes de 3 centimètres.

Cœur : notablement augmenté de volume.S = 84 cm° 66. En arrière, l’oreillette gauche est percutable dans l’espace interscapulo-vertébral sur une hauteur de 5 centimètres et une largeur de 3 centimètres.

La pointe est mobile (déplacement de 2 cm. 1/2 de chaque côté).

L’auscultation montre à la pointe un premier bruit sourd et soufflant. | :

11 janvier 1922. — Nouvel examen à la consultation, l'enfant étant soigné chez lui. |

Dyspnée d'effort. Pas d’œdème. Pouls 196.

Foie diminué, ne débordant plus les fausses-côtes.

Cœur sans modifications de volume.

Léger souffle systolique de la pointe, avec roulement diastolique susaperien.

15 février 1922. — Diminution du souffle systolique de la

pointe. Plus de roulement diastolique. Légère dyspnée d'effort,

pee Le 19 avril 1922. — L’essoufflement à disparu.

Le cœur paraît diminué de volume à la percussion. La pointe

- sur la verticale mamelonnaire, au bord inférieur de la 6° côte.

Il n’y a plus d'oreillette gauche perceptible en arrière. Le bord droit du cœur déborde Ie sternum de 1 centimètre.

Le souffle systolique de la pointe est extrêmement léger et se propage très peu. Pas d’accentuation du 2° bruit pulmonaire.

5 juillet 1921. — Cœur dont les cavités droites ont notablement diminué.

Très léger souffle systolique de la pointe. Le roulement diastolique n’a pas reparu.

Plus aucuns troubles fonctionnels.

Mais si l’endocarde aortique a été touché, La période de latence est bien souvent nulle. La maladie aortique isolée, chez l'enfant, est d’une extrême rareté; et l’association des insuffisances mitrale et aortique, avec le rétrécissement mitral, même si le rétrécissement aor: tique n'existe pas, fait rapidement à l'enfant une existence précaire, gènée et compromise par une foule de troubles subjectifs et fonctionnels. Ce sont là Les formes sévères des cardiopathies chroniques. Elles aboutissent plus ou moins rapidement à l'asystolie, car elles se compliquent souvent dès l'origine d'atteintes du péricarde et d'’altérations du myocarde. Les symptômes peuvent varier dans leur détail suivant la prédominance des lésions mitrales ou aortiques. Mais l’hypertrophie

du cœur est rapide, souvent énorme, presque toujours

définitive. Le foie s'hypertrophie à son tour, les reins

sont insuffisants et la mort ne tarde pas.

La cardiopathie utie fois constituée, peut-on encore espérer la guérison ? Peut-être, bien que les observe. tions authentiques soient d'une rareté découragean'e. Cependant il suffit que de tels exemples existent pour commander un éxämen minutieux ét répété du cœur chez les enfants porteurs de lésions bien compensées. Mais cet examen ne donnera âu médecin de renseignéements vraiment précieux que si il peut en tirer périodiquement des indications comparatives précises et qui lui permettent en quelque sorte de suivre pas à pas l’évolution favorable ou non.de la cardiopathie. A cet égard; nous croyons que rien ne peut remplacer le document, si facile à conserver pour des comparaisons futures, qüe constitue un relevé de la matité précordiale, avec un calcul de la surface du cœur établi par Ja méthode de Potain. Rappelons que celle-ci consiste; une fois le déssin de l’aïre de matité cardiaque obtenu par la percussion (et ce dessin ayant approximativement Ja forme d'un triangle) à multipliér le diamètre verti: cal par le diamètre transversal de plus grand, évalués en centimètres, et à multiplier ensuite le produit par la constante 0,83. On à de la sorte la surface ca!culée en centimètres carrés. Des mensurations faites par Potain ne lui ont pas permis d'établir des moyennes pour les enfants de moins de % ans. Au ee de co âge, il donné les chiffres suivants : ;

ABARAES Le r Û AU em: QU A TO NEA CESSE NN EP EST A trans te LE

. Le professeur Nobécourt trouve ces chiffres trop faibles et donne ceux-ei :

ASTans, eue fie mer ont g5 , AOL ANSE Se M ET NE An 00:Cm 04 AS ANS Terre PE MN re as 00cm. Al

Ces chiffres sont évidemment approximalifs, et sujets à des variations individuelles importantes. Mais nous croyons que l'intérêt que présente la percussion répétée du cœur chez un enfant malade consiste dans la comparaison des résultats obtenus à des dates diverses, beaucoup plus que dans les chiffres eux-mêmes. Une hypertrophie, mème légère, qui a tendance à augmenter est d'un pronostic plus sombre qu'une hypertrophie plus marquée, mais qui tend.à régresser ou simplement reste stationnaire. Enfin, l'enfant grandit et il est également intéressant de savoir dans quelles mesures l'accroissement de la matité précordiale peut ètre due au simple fait de cette croissance ; en un mot, si oui ou non les dimensions du cœur tendent à se rapprocher de la normale. rt C’est là croyons-nous le seul renseignement clinique fidèle. Le souffle lui-mème peut disparaitre sans que pour-cela la guérison existe. Qu'il nous soit permis à ce sujet de citer iei une observation intéressante, bien que la chorée n’y figure pas: L'endocardite rhumatismale est trop semblable à celle de la maladie de Sydenham pour que nous n'en ayons pas le droit. | -Ons. XV (Nomécounr) (résumé) (1). — Fillette de 8 ns 1/2 amenée. pañ son père, qui est médecin et peut renseigner exac-

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