‹ Les cariatides (volume 2)Chapitre 41 sur 101 · U VOISINE · texte numérisé non relu

U VOISINE

A Auguste S,

TOUTE cette nuit, nous avons Relu le vieil ami Shakspere Aux beaux endroits que nous savons , Et voici que la nuit expire.

Nous avons longtemps veillé, mais Nous lisions le poète unique ,

Et la sombre nuit n'eut jamais Plus d'étoiles à sa tunique.

Phœbé , qu'en riant nous troublons , Va s'enfuir, et le jour va naître , Et ma voi«âne aux cheveux blonds Viendra s: nettre à sa fenêtre.

Ah I lorsque vous allez venir, Ma voisine , en jupe de toile^ Nous ne suivrons du souvenir Aucun beau vêts, aucune étoile.

Vous apparaîtrez comme un lys , Avec votre guimpe croisée , Au milieu des volubilis Qui couronnent votre croisée,

Et nous , nous analyserons , Sans redouter qu'elle nous mente , Sous son rideau de liserons Votre tète simple et charmante.

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