CHOEUR DES HOMMES
Ah ! ce feu n'est fatal qu'à la terre où nous sommes I Quelques soient ces éclairs dont s'embrase le ciel, Nous serons la victime, et la terre l'autel.
L'aube d'un jour fatal s'allume |)our les hommes, Car rien ne peut troubler l'Olympe radieux, Et nous portons la joie et la haine des dieux. La race d'Uranus frappe la race humaine.
Ainsi les cieux, par qui nous sommes éblouis, Scintillèrent, vêtus de rayons inouïs.
Le matin de ce jour où le fils de Clymène, Au milieu des clameurs de la terre en sanglots, Funeste et foudroyé, s'abîma dans les flots.
JUNON
Aglaïa, Thalie, Euphrosyne, Vous qui savez donner le regard qui fascine.
S'il est vrai, sur l'Olympe aux ombrages dormants, Qu'un jour je vous conçus dans des- baisers charmants;
Plus rapides cent fois que la flèche des Thraces
Qui vole avec des sifflements.
Tenez-vous pjir la main et volez sur mes traces,
vous mes filles, vous les Grâces !