DIANE PARTANT POUR LA CHASSE
A N. Diaz
Diane ! déesse au croissant argenté , Les nymphes que ravit ton source enchanté, Blanches comme des lys, et folâtrant sans voiles, Accourent sur tes pas comme un troupeau d'étoiles.
Et déjà, frémissants autour de ces .beaux corps, Dans les noires forêts, pleines du bruit des cors, Les molosses de Thrace, ivres de cent caresses, Lèchent en se pâmant les bras des chasseresses. Diane, lu pars ! Tes grands cheveux dorés Font resplendir de feux l'horreur des bois sacrés, Et pour chasser pieds nus parmi les herbes sèches, Voici lenfant Amour qui t'apporte ses flèches. Tu pars, superbe et fière, en tète d'un essaim, Et, tout prêt à fleurir, le bouton de ton sein Que déjà du regard ta compagne dévore, Rougit comme une rose aux fraîcheurs de Taurore.