Départ de Xavier pour Alt or f
Mardi 8.
Départ pour Cagliari, couché à Siam. Le 9 diné à Verceil, couché à Novare. 10. diné à Cedriano, couché à Milan. 11. diné à Lodi, couché à Casal-Pusferlingue. 12 diné à Credeo, couché à S^ Donino. —
13. diné à Parme, couché près de Regio hors de la ville — 14. diné à Modene, couché à Boulogfie. 15. diné à Boulogne, couché à Loiano. 16. diné à Traverse, coucJié à Pisto-ferro.
Florence
Florence. 1/99 Octobre-Xovembre.
Le i8, j'ai tu le Roi et la Rciiic —
Le 20, je les ai revus; ils me parlent des moyens de faire tenir u)ie lettre sûrement au Maréehal de SuiK.'arozv. Je propose mon frère du R' d'Aoste qui est aeeepté. — Par le eourrier du 22 fa commission est partie.
■21 et 22. J'ai m et revu la Gallerie. Quel plaisir! quel enthousiasme! de quelle satisfaction je me sentais pénétré en voyant qu'il existe encore en Italie un heureux coin de terre que la main sacrilège des Vandales parisiens n'a pas ravagé et profané!
24. J'ai fait la connaissance de M. le Comte Alfieri, l'un des ornetncns de l'Italie.
27. Le Roi m'a donné la croix de S^ Maurice. Le 2S, j'ai commencé à la porter. 2.10.'
2. J'ai revu la Gallerie avec M. le Chevalier Pucini. directeur de ce bel établisseme]it: son enthousiasme raisonné m'a également instruit et amusé. — 4. J'ai vu la bibliothèque et l'Eglise de S' Laurent. La chapelle des Medicis, quoique n-oïi-finie, passe en nuignificenee ce que les plus grands mojuirques possèdent dans ce genre; la bibliothèque est encore unique dans son genre, une bibliothèque de ]nanuscrits ne se voit nulle part hors de Plorence. J'ai :■// avec u)i plaisir inexprimable des manuscrits autographes de Pétrarque, de Sannaj:ar et de Machiavel.
19 Mardi. Je suis parti de Florence, diné à E m poli, soupe à Poutadera. 20, di)ié à Pise couché à Livourne, où je suis venu loger chec les P. P. Hospitaliers de S. Antoine, conduit par le supérieur de l'Ordre, avec qui je suis venu de Florence.
Le 25 je suis venu loger chez le Sieur Jlncenao Torre. via délie Comédie. )i° 12. Piano 2^
Le 29 ou 30 nous recevons la iiouvelle de la Révolution arrivée à Paris le 8 0'"'* ( r8 Brumaire).
\'oyage. 1799 Décembre.
Samcdi. 7. arrk'cc de M. et J/' de S' Real qui se rendent, avec moi, en Sardaigne.
Le 24, J'ai quitté mon appartement et je suis venu loger via de' magazzini n" 161, casa délia Signora Madalena Bedenti, au i'" Etage ^
27, anniversaire de mon lamentable départ de Turin; qui m'eut dit, alors, où je devais être, et ce que je devais être dans une année, m'eut bien étonné : belle leçon pour ne pas faire de châteaux en Espagne!
28 Je m' embarque le soir à bord du cJiebec sicilien le Veloce. le lendemain 29, je mets à la voile vers les 10 h. du matin. Le 30 nous sommes obligés de jeter l'ancre daiis la baye de Tortoly, où les vens nous retiennent jusqu'au 11 janvier.
Cagliari. 1800 Janvier-Mars.
Janvier.
Le II, départ à 8 h. du matin : le soir ]ious jetons l'ancre dans le port de Jonco, et- le lendemain, dimanche 12, à s h- après-midi, j'arrive à Cagliari.
14. Je dine avec S. A. R. Mgr le duc de Genevois Vice- Roi; pendant le repas, je m'amuse beaucoup à songer à l'état où j'étais l'année dernière à pareil jour, à Garofalo, pris par les glaces, sans domestiques, sans meubles, et presque sans espérances (sup. p. 12'j) Non si malè niinc etc..
15. je prends logement chez i\P' Louiset Repol di Villa. Perruccia, rue de la Speronza, loyer 100 écus ou 400 ' de Piémont.
23. J'ai confié mon fils à ^L l'abbé Murena ex-Jésuite. Février i, mars 3 Je me lève, je me couche je travaille.
Platitude en permanence.
Avril 8. J'ai rendu le pain à une famille à laquelle on
l'avait oté injustonent.
Cagliari. 1800 ^lai-S''^*^.
— Premier casiiel de JUO)i emploi.
Jeudi 17. La nouvelle délégation établie pour V expédition des affaires arriérées, sur ma réquisition, s'est assemblée chec moi pour la i'^® fois.
Le 25 mai, je pars à j? h. après midi et je vais coucher à Poula. Le lendemain je z'ais diner à Teulade. 27. 28. 29. Séjour. 30, départ après diné, couché à Poula. 31 le matin, je vais examiner les restes d'une ancienne ville détruite (Xora). Le diamètre de r amphithéâtre, encore très reconnaissable, prouve qu'elle était fort petite. — Le soir, couché à Cagliari.
Juillet
19. Coup de tête avec S. A. R. Mgr le duc de Genevois : ces sortes de choses me réussissent.
Vendredi 25, vers les 10 h du matin, arrivée de ma femme, de mon frère aine et de ma fille sur une galère, achetée à Gênes par S. M., comnmndée par J/. le Cheif des Genêts.
10. Je change de maison et viens coucher le soir dans celle de MM Pizzola.
Loyer iio écus = 440 - de Piémont.
19. Aventure avec le Marquis de Samassi qui s'avise de battre mon domestique dans la rue.
21. Je lui écris une lettre qu'il ne montrera pas. Le Prince s'en mêle; il faut se raccommoder — fâcheuse aventure que je n'ai pas cherchée, il gagne du ridicule et moi des ennuis.
gbre
Jeudi 2, à ç h 1/2 du matin, mort de mon petit neveu Maurice de S^ Real, charmant enfant d'un an et quelques jours, si désiré si chéri, mené avec tant de peines et d'inquiétudes à l'âge de j mois, de Turin, à Cagliari, plein de santé et de grâce — il est mort.
Le 20, nous recevons la nouvelle que les Français sont de nouveau entrés à Livournc le 16.
Cagliari. 1800 S'^^'^- Novembre.
21, rc])iis à D. J. B Scrrahifza la quittance de 3.000 écus sardes du trésorier de Sassari sur celui de Cagliari (affaire du Mis de Laconi) ; il s'est chargé de la remettre à son beau père M'' Fr. Xavarru.
14. E]i l'ertu d'une lettre ministérielle venue de Fraseati, aujourd'hui 14 p'"'"'' 18 go, trois Ez'èques et trois Magistrats se so]it assemblés chez l'archevêque pour délibérer si S. M, ayant obtenu du S^ Père un bref, qui rétablit en Piémont plusieurs fêtes abolies sous le précédent règne, il ne serait pas avantageux d'étendre à la Sardaigne le bénéfice de ce bref ; le congrès chargé d'envoyer à S. M. un sentiment raisonné sur ce point a été d'avis qu'il n'y avait pas lieu d'augmenter, ici, le nombre des fêtes; cependant, pour ne pas se montrer trop difficile il a passé Notre Dame des douleurs, à condition, cependant, que les fidèles pourraient travailler et que l' obligation se bornerait à la messe — inter acrioris belli pericula hosc Rom?e gerebantur (2. Liv.)
Cagliari, 1801 Janvier-Avril.
12. Anniz'ersaire de mon arrivée à Cagliari. Février 8. 5 mars à 4 h. du matin, nm sœur M^ de S' Real accouche
d'une fille. On la nomme Nicole Amélie, du 1^^ au dernier jour \\\). . (x'jmo.