‹ Les cas de fièvre de MalteChapitre 16 sur 32 · AT · texte numérisé non relu

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JL ENRURE, sidérée comme une variété de fièvre typhoïde,

Il est d’ailleurs probable, ou tout au moins possible, qu’une fièvre typhoïde où le séro-diagnostic de Widal fut négatif, .et un certain nombre de fièvres typhoïdes anormales doivent être rapportées à des fièvres de Malte. Nous devons cependant faire remarquer que M. Netter déclare avoir cherché inutilement lagglutination du micrococcus melitensis chez des sujets présentant des fièvres de longue durée, sans jamais rencontrer la fièvre de Malte nostras.

C’est d’ailleurs ce diagnostic qui fut porté chez les premiers malades observés par Danlos, et chez lesquels il est probable qu’une erreur fut commise lorsqu'on rechercha une première fois l’agglutination avec le bacille d'Eberth. Ce n’est que rétrospecti vement que MM. Danlos, Wurtz et Tanon purent élablir par la séro-réaction l’existence de fièvre de Malte chez les deux malades ainsi que chez les animaux avec lesquels ils étaient en contact.

Chez le malade de l'observation IV, ce fut également ce même diagnostic qui fut posé tout d’abord au commencement de la maladie. Ce cas particulier mérite d’ailleurs d’être étudié tout spécialement au point de vue du diagnostic avec la fièvre typhoïde. Au moment de son entrée à l'hôpital, en effet, ce malade avait eu une période de plusieurs jours de malaise, avec température croissante et oscillant les premiers jours entre 39 et £o degrés. Le pouls était bien frappé et présentait surtout un dicrotisme remarquable ; enfin le malade avait de la diarrhée,

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