‹ Les cas de fièvre de MalteChapitre 17 sur 32 · PARA · texte numérisé non relu

PARA

Cependant il n’y avait pas, comme chez le malade de l'observation III par exemple, de taches rosées ni d’hémorragie intestinale.

L’absence de certains symptômes, et surtoût l’absence de séro-réaction de Widal, mirent bientôt en évidence qu'il ne s'agissait pas de fièvre typhoïde.

Rappelons cependant l'association possible des:

deux infections, fièvre typhoïde et fièvre de Malte. Il est légitime qu’en l'absence de séro-réaction de Widal, on puisse penser à une infection paraéberthienne, à laquelle avaient d’ailleurs pensé MM. J. Auclair et P. Braun pour leurs deux malades. Les accès fébriles et les accès de sueurs peuvent tout naturellement faire penser au paludisme : tous les auteurs insistent ici avec raison. Dans nos régions toutefois, cette affection s’observe rarement, surtout s’il s’agit d'individus n’ayant jamais été ni aux colonies ni dans les régions où la malaria est endémique.

On a signalé cependant, il y a quelques années, des cas de paludisme contractés à Paris même. Nous n'’insisterons pas davantage sur les moyens qui permettent de faire ce diagnostic : rappelons seulement que, d’après la plupart des auteurs, l’ad-

ministration de quinine n’exerce aucune influence

sur la fièvre ondulante.

Notons encore pour mémoirè la fièvre récurrente, maladie exceptionnelle dans nos régions, et où la

recherche du spirille d'Obermayer permet de poser un diagnostic certain,

Page 1