‹ Les cas de fièvre de MalteChapitre 20 sur 32 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

Le traitement de la maladie elle-même est purement symptomatique, et s'adresse surtout à la fièvre et aux douleurs.

Tous les auteurs sont à peu près d'accord pour constater que les antithermiques, quinine, salicylate, antipyrine n’ont que peu d’action.

M. H. de Brun, dans une communication publiée dans le Bulletin de la Société Pathologique exotique (t. 1, n° 8, 14 octobre 1908, p. 496-458), constate l'inefficacité de la quinine à dose ordinaire dans le traitement de la fièvre de Malte, mais prétend qu'on obtient une guérison rapide par la quinine à dose massive.

Les doses employées par l’auteur sont : chlorhydrate neutre de quinine, 2 gr. 5o en injection souscutanée, en une fois chaque matin, et même matin et soir.

MM. Sicard et Lucas ont essayé chez leur malade l’action du collargol intra-veineux ; une injection de 8 centimètres cubes fut suivie d'une vive réaction sudorale, à partir de ce jour la fièvre tomba progressivement.

En somme, la thérapeutique, comme Île dit le

D’ L. Rousseau-Langwelt (1), doit répondre à plusieurs indications : 1° diminuer l’entrée des germes par la muqueuse intestinale (lavages purgatifs) ; 2° faciliter leur élimination par la voie rénale (sérum arlificiel) ; 3° activer les phénomènes de défense organique, d’où moyens pour augmenter les forces de défense organique (toniques en général et sérum artificiel), et moyens pour stimuler les défenses spécifiques, en activant la production des anticorps, c’est la thérapeutique pathogénique. é La prophylaxie reste le moyen le plus important

pour combattre la fièvre ondulante.

1. L. Rousseau-Langwelt, Za Fièvre ondulante, Fièvre de Malte ou Fièvre méditerranéenne (Arch. gén. de Méd., avril 1910).

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