PROPHYLAXIE
Dans les pays où la fièvre de Malte est endémique, notamment à Malte, des mesures prophylactiques sont prises en particulier vis-à-vis des chèvres el du lait de ces animaux. Il serait utile, semble-t-il, de prendre des mesures analogues dans le bassin de la Méditerranée et sur les côtes d'Algérie et de Tunisie.
[l serait superflu, à l’heure actuelle, vu le nombre restreint de cas de fièvre de Malte nostras,de réclamer des mesures prophylactiques analogues dans la. région parisienne. Il serait bon cependant, comme le dit excellemment M. Gouget, de rendre obligatoire en France la déclaration de la maladie, ce qui permettrait au moins de suivre l’évolution épidémique.
Une mesure utile serait également la surveillance et l'examen des chèvres venant du bassin méditer-
ranéen ; elle aurait au moins pour le moment
l’avantage de nous renseigner sur le nombre des chèvres atteintes. Cette mesure devrait, d’ailleurs, s'étendre en outre à d’autres animaux, et en particulier aux moutons. Rappelons que sur cinq cas de fièvre de Malte nostras, au moins deux ont été transmis par les moutons.
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Au point de vue prophylactique, là question du lait reste entière. On recommande volontiers lé lait de chèvre, parce que cet animal serait très rarement atteint de tuberculose. Ce lait est très souvent absorbé cru. 1] paraît assez juste de recommander dorénavant de faire bouillir le lait de chèvre, lorsqu'on ignore l’état de santé de l'animal qui l’a fourni.
En cas d'épidémie, les mesures prophylactiques s’imposeront comme pour les autres maladies infectieuses : désinfection des matières,des urines, désinfection des étables, isolement des malades autant que possible, isolement aussi des animaux.
Ilest vrai que, d’après les auteurs, la maladie semble peu contagieuse d'homme à homme.
La contamination peut ‘se faire par les urines,
mais non par les selles ; elle est possible aussi par les
mouches, puisqu'elle a été reproduite ainsi expérimentalement, mais il est vrai, avec difficulté. Disons, en terminant, qu'il serait peut-être utile de prévenir les bouchers chargés d’abattre les animaux des dangers de contamination auxquels ils
sont particulièrement exposés.