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au laboratoire d'hygiène, étaient concordantes et ne laissaient place à aucun doute. Nous avions bien affaire à un cas de fièvre de Malte.
L'évolution ultérieure de la maladie fut d’ailleurs tout à fait conforme à ce diagnostic. La courbe fébrile, nettement rémittente, atteignit son acmé du 25 au 27 novembre, pour descendre ensuite progressivement et atteindre la normale le 4 décembre. En même temps, tous les autres phénomènes, notamment la céphalée, très forte au début, s’atténuaient parallèlement, en même temps que la courbe des urines s'élevait, d'une façon régulièrement progressive, de moins de 1 litre à plus de 4 litres: Le malade ne conservait plus que quelques sueurs et surtout une grande faiblesse générale ; il avait beaucoup maigri. C’est dans cet état qu'il se trouve actuellement, peut-être à la veille d’une nouvelle rechute.
Signalons en passant la présence sur l'abdomen, au plus fort de la poussée fébrile, de deux taches rosées présentant tous les caractères classiques des taches typhoïdiques, et qu'on n'eût certainement pas hésité à considérer comme telles, si le séro-diagnostic typhique eût été positif. La plupart des auteurs prétendent qu’on ne trouve jamais de taches rosées dans la fièvre de Malte : notre observation — précédée d'ailleurs de quelques autres — montre que cette règle comporte de rares exceptions.
Il reste à savoir comment le malade a pu contracter son infection: Voici, croyons-nous, la façon dont la contamina-
tion a pu se produire :
Cet homme a été successivement garçon boucher, puis
équarisseur. Îl a travaillé un peu partout, dans le Centre et