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produit, et l’on note une courbe analogue à la première. Le tracé de la température est, en somme, représenté par une ligne ondulante, chaque ondulation ayant une durée moyenne de dix jours d’après Jeanselme et Rist, mais pouvant varier d’une à quatre semaines.
L'’ondulation initiale est souvent la Ne longue, et comprend d'ordinaire de dix-huit à vingt-trois jours ; le nombre des rechutes oscille entre une el sept, trois représentant le chiffre moyen.
L'intervalle entre deux ondulations peut être très court, ou se prolonger peden une dizaine de jours il dure en général de trois à quatre He
Quand les ondulations sont bien marquées, le type de la fièvre est ordinairement rémittent, mais il peut aussi être continu ou intermittent. L’allure progressive du début et de la fin de chaque ondulation, qui est la règle, peut être exceplionnellement remplacée par une ascension soudaine ou par une défervescence brusque. Enfin, il est des cas, heureusement rares, où il se produit soudain au cours d’une ondulation d'apparence normale, une ascension considérable jusqu’à 42 degrés et au delà, ou au contraire une chute profonde, et alors la mort survient dans l’hyperpyrexie ou l’algidité.
Dans les cas que nous avons en vue, tous les auteurs signalent l’allure ondulante de la fièvre. Dans les cas de Seine-et-Oise, lés personnes atteintes présentèrent plusieurs rechutes, ainsi que le montre leur courbe thermique ; à ce point de vue aussi, la
Rance
courbe qui accompagne l’observation de M. Gouget, montre un type de fièvre ondulante. Chez le malade de l'observation IV, dont nous reproduisons la courbe thermique, MM. J. Auclair et P. Braun ont pu assister à cinq ou six rechutes, quelques-unes se
succédant rapidement et diminuant progressivement d'intensité, sans régularité cependant, mais surtout s’espaçant de plus en plus. Dans cette observation d’ailleurs, les oscillations journalières sont particulièrement marquées.
Chez le malade de l'observation V, dont nous reproduisons également la courbe, il n’existe que deux rechutes sérieuses, et une troisième très légère.
Les sueurs profuses constituent le deuxième symptôme sur lequel insistent les auteurs.
Le malade est souvent obligé de changer de linge plusieurs fois dans les vingt-quatre heures. Ces sueurs se produisent ordinairement au moment de la chute de la température. :
Presque tous nos malades ont présenté ces
symptômes; seul un des deux malades de M. Danlos 20 fait exception. Cependant, chez le malade de l’obser- î vation V,les sueurs furent peu marquées, et chez a celui de l’observation IV, elles ne prirent une grande | intensité qu’à une période relativement avancée de la maladie. C’est là un point. qu’il nous paraît inté- | ressant de relever, car l'absence de ce symptôme capital, notamment au début de l'affection, ne doit pas faire rejeter le diagnostic de fièvre de Malte. Les phénomènes douloureux sont le troisième
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Symptôme important. On les a également observés chez tous les malades soit sous forme d’arthralgie, soit sous forme de névralgie.
D'après Jeanselme et Rist, les arthrites d’allure aiguë sont précoces, soudaines, et localisées d’ordinaire à une seule Jointure ; la douleur est très vive, continue, spontanée. L’articulation est gonflée, tendue, chaude ; il n’y a Pas généralement de rougeur de la peau; la phlegmasie se dissipe rapidement d'ordinaire, mais peut se reproduire dans une autre jointure. Les arthrites vertébrales, sacro-iliaques sont particulièrement douloureuses, mais rares, les genoux, les épaules, les coudes ou les chevilles étant le siège de prédilection de ces phénomènes rhumatoïdes. ;
La forme subaiguë est plus tardive, moins doulou-.. reuse et aussi plus tenace, et affecte volontiers les Petites jointures, en particulier celles des doigts. La terminaison est presque toujours favorable : il ne survient ni suppuration ni ankylose.
D’autre part, des névralgies et des névrites :S'observeraient dans 95 o/o des cas ; les nerfs intercostaux, le nerf sciatique, le nerf occipital sont les plus souvent atteints. Ces accidents, à allure aiguë ou subaiguë, survenant au cours de la pyrexie, viendront compliquer la convalescence : ils peuvent se terminer par la paralysie et l'atrophie de certains muscles et réaliser ainsi le tableau des polynévrites toxiques ou toxi-infectieuses.
Nous retrouvons également ces manifestations
dans nos observations ; l’un des malades de Seine-et- Oise avait des douleurs lombaires : l’autre, des douleurs sciatiques. Le malade de M. Gouget présentait une douleur persistante qu’il localisait nettement au niveau de l’épine iliaque postéro-inférieure droite, et qu’il attribuait.à deux chutes successives ; l'examen local ne révéla rien de particulier.
Chez le premier malade de MM. J. Auclair et
- P. Braun, RÉPpANt des douleurs survint assez lar-
divement, et fut, à un moment donné, extrêmement accentuée, se manifestant, au niveau de l’épaule gauche, par une douleur persistante, violente, entraînant une parésie des membres supérieurs et une certaine atrophie des muscles de l'épaule ; puis apparurent des arthrites du genou,douloureuses,avec
. gonflement et même présence de liquide consta-
table.
Le deuxième malade, au contraire, ne ressentit que de légères douleurs passant complètement à l'arrière plan de la maladie.
Les phénomènes douloureux se produisent classiquement au début, mais ils seraient plus marqués pendant la convalescence ; dans l'observation [IV en particulier, ils paraissent coïncider avec les poussées thermiques.
La plupart des auteurs insistent sur l'apparition des sueurs, après la chute de la température. Cependant ce détail n’a pas toujours une valeur absolue, et les sueurs peuvent débuter alors que la fièvre est encore à son acmé.
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