XII INTRODUCTION
ticité, et irrégulièrement tracée à la pointe d'un grossier outil sur la pierre ou sur le marbre. Pierre y est représenté sous la figure de Moïse; sa primauté doctrinale et hiérarchique y est exprimée par la verge du commandement, qui fait jaillir les sources de la vérité et de la grâce. Les brebis viennent s'abreuver à ces sources pures, et, de peur que le pèlerin ne se méprenne sur le sens de cette figure biblique, le peintre a écrit au bas ce nom significatif : PETRVS. Dans ces cryptes si longtemps oubliées et qui furent les premiers temples chrétiens, on a retrouvé les autels, les calices décorés des images de la sainte Vierge, de saint Pierre et de saint Paul, les flambeaux, la vasque d'eau bénite et jusqu'au confessionnal si particulièrement détesté du protestantisme. Ainsi„ la tradition lapidaire de la foi chrétienne vient compléter la tradition écrite des Pères et des Docteurs. Ce qu'une aoaie pareille entre les mains de Bossuet, par exemple, dans la lutte contre les erreurs de Calvin et de Luther, eût pu produire de triomphes, nul ne le sauiia jamais.
Un jour, M. de Rossi, dont le nom devenu européen n'a plus besoin d'éloges, conduisait dans la