‹ Les catacombes de RomeChapitre 14 sur 100 · Ibiii:. I, pi, X\'. Voir ci-contre, pi. II · texte numérisé non relu

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tard, quand on fut oblige d'ctic plus ménager encore des surfaces utilisables, 70 ou 60 ceniimètres seulement, ou même ciuclquelois 55. A mesure que l'on se rapproche de la paix de l'Église, les galeries sont de plus en plus hautes et étranglées. Des voûtes plates, ou légèrement arquées, ou encore en forme de toit à deux versants, surmontaient les parois rectilignes. Par intervalles les ambiilacra s'élargissent et se transforment en pièces plus vastes, les ciibicula ou chambres funéraires'. Dans les couloirs qui reliaient ces chambres les unes aux autres étaient déposés les restes des petites gens, dans les cubiciila les corps de tous les membres d'une même famille ou de tous les sociétaires d'un même collège. Une inscription d'un cubicitlum du cimetière de Domitille nous apprend qu'un certain M. Antonius Restutus avait fait construire cet hypogée « pour lui et les siens. » Aux cimetières de Calliste et de Priscille, des Eutychii et des Pelagii, c'est-à-dire des personnages appartenant aux collèges d'Eutyches et de Pelagius, ou des aflVanchis d'Eutyches et de Pelagius, étaient enterrés ensemble, dans les mêmes chambres. Les crjytac ne sont que des cubicula de plus amples dimensions. où reposaient les restes de martyrs vénérés'; à partir du IV* siècle elles deviennent des centres de dévotion, des lieux de culte et de pèlerinage; les fidèles s'v réunissent pour célébrer les fêtes des saints; souvent on donne alors aux cryptes historiques agran-

1. Par exemple : Cubicitlum OcY'a>j/ (ainsi nommé par de Rossi à cause du sujet représente sur la voûte), dans la catacombe de Calliste, Ibid., Il, pi. XXV'II.

2. Par exemple : crypte de saint Coi-neille, dans la catacombe de Calliste, IbiJ., I, pi. \' .

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dies la forme de chapelles ou d'églises souterraines; ce sont les « basiliques cimétériales ", très richement ornées, avec un autel pour dire la messe et une chaire, d'où le prêtre adressait la parole aux fidèles; là se rencontrent les plus belles peintures murales de basse époque, les inscriptions damasiennes, les graffiti les plus nombreux.

L'étude méthodique et approfondie des catacombes a permis d'observer les phases successives de leur développement. Un cimetière change d'aspect en s'étendant. J.-B. de Rossi s'est attaché spécialement à la description de la catacombe de Saini-Calliste ; il raconte sa croissance comme celle d"un être vivant qui d'âge en âge se transforme'. Les remarques qu'il a faites au sujet de ce cimetière valent pour tous les autres; les lois de leur évolution sont partout les mêmes; elles leur étaient imposées par les conditions du terrain et les nécessités du moment.

Chaque catacombe de la première époque a pris naissance dans le sous-sol d'une arc^z funéraire, d'un domaine privé appartenant à quelque riche propriétaire chrétien'; elle est creusée à une faible profondeur et renferme un petit nombre de galeries, qu'il n'est pas nécessaire de rapprocher les unes des autres, ni même d'utiliser tout entières : les chrétiens n'ont pas encore tant de morts à ensevelir. A une seconde époque, il faut serrer davantage les

1. \n\v tout le tome II de la Rovui sotterv.inea, avec l'Appendice géologique et architcctonique rédigé par M. -St. de Rossi.

2. DoM H. I.Fci.ERCQ, article Arca, dans le Dictionu. d'archéol. chrcl. et de liturgie, I, p. 2787-2802.

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