Ork.knk, cité par Euskbe, Histoire ccclcsiast., III, i
2. .1.-B. DE Rossi, dans le Bullctt. di avdieol. crist., 1867, p. 33-8y (étude d'ensemble sur les souvenirs de la prédication de saint Pierre à Rome, la chaire du X'atican et le coemcteriitm ()stria)ium).
LES CATACOMBES DK ROMK 8/
texte formel et implique trop d'hypoihèses et de posiLilats '. Il n\v a rien à tirer en sa faveur dos monuments archéologiques : que saint Pierre soit venu à Rome deux fois ou une fois seulement, dans tous les cas leur valeur est la même. Il n'y a rien à tirer nnn plus du passage des Actes des Apôtres relatif à Temprisonnemenide saint Pierre et à sa délivrance : les termes en sont trop vagues. Quant à la tradition des vingt-cinq années de son épiscopat, elle n'est mentionnée, en termes du reste obscurs et peu concordants, que par des auteurs du iv*^ siècle, échos tout au plus de documents disparus du ni% tels que la Chronique d'Hippolyte, dont s'est servi le Chronographe de 354. Les textes les plus anciens ne parlent que de la présence de Pierre à Rome au moment de la dernière persécution; « peut-être y était-il venu auparavant, cela est possible, mais non démontrable », et les calculs sur lesquels on s'appuie pour le prétendre sont « trop peu fondés pour entraîner les suffrages de l'histoire \ »
Quelques uns des souvenirs archéologiques qui concernent saint Pierre et son séjour à Rome n'ont qu'une valeur purement légendaire; les plus authentiques sont ceux des catacombes.
La célèbre statue de bronze de la basilique vaticane n'est pas contemporaine de l'apôtre. KUe le
1. Lllc a ctc reprise en dernier lieu par J. Guiraud, La venue de saint Pierre à Rome, dans ses Questions d histoire et d'archéologie chrétienne. M. Guiraud, d'ailleurs, ne prétend établir que la « probabilité » des vingt-cinq années de l'episcopat romain de saint Pierre, sans en alHrmer la « certitude ».
2. L. DucHES.NE, Histoire ancienne de l'E§lise, I, p. 35 et p . 0 1 .
représente assis dans une chaire de marbre sculpté, deux doigts de la main droite levée pour bénir, tenant de la main gauche les clefs, symbole de son autorite. M. F. Wickhoff a proposé naguère d'attribuer cette belle œuvre au xiii<= siècle et à l'atelier du sculpteur Arnolfo del Cambio. Le dernier archéologue qui l'ait étudiée, le Père H. Grisar, la rapporte d'après le costume et la technique, au temps du pape Symmaque (478014), fin du v^ siècle ou début du vi" '. Il y a, dans les Grottes vaticanes, une autre statue assise de saint Pierre, en marbre, qui provient de l'ancienne basilique ; la tète et les mains ont été refaites au moyen âge; on remarque sur les draperies des traces de polychromie; c'était primitivement l'image d'un consul ou d'un sénateur romain ; on l'a transformée ensuite, comme il arrivait fréquemment, pour lui donner une signification nouvelle et elle aura servi de modèle, selon toute probabilité, à l'artiste qui sculpta plus tard la statue de bronze.
On conserve précieusement, dans l'abside de Saint- Pierre-du-Vatican, la chaire de bois dont se serait servi aussi l'apôtre pendant sa prédication romaine; elle n'est autre, sans doute, que la cathedra Pétri à laquelle les pèlerins du moyen âge venaient rendre visite. Le pape Alexandre VH, au xvii^ siècle, fit enfermer ce siège dans une chaire monumentale en ..bronze, œuvre du Bernin ; celle-ci ne fut ouverte, depuis lors, qu'une seule fois, en 1867; de Rossi put à celte occasion examiner la relique; elle n'est connue que par ses notes et ses dvssins, publiés