I. Cf. Coi-fiis hiscriftiouiim Latinantm. VI, n
I024fi.
LF.S CaTACOMBFS DK ROMf:
tic llavienne s'appelait Titus Flavius Vcspasianus ; issu d'une i;cns obscure de Rieii, en Sabine, il avait pour giand-pèrc un certain Titus Flavius Pctronius, pour père et pour mère Titus Flavius Sabinus et Vcspasia I^olla, pour i'rère aine un deuxième Tiius Flavius Sabinus; il épousa une première Flavia Domitilla, dont il eut trois enfanis : les i'uiurs empereurs Titus et Domitien, morts sans laisser de tils, et une deuxième Flavia Domitilla, qui laissa une tille, appelée elle aussi Flavia Domitilla. Le deuxième Flavius Sabinus fut préfet de Rome en 64 et en tj(); il eut à sévir contre les chrétiens pendant la première persécution et il périt au cours des événements tra^^iques qui suivirent la mort de Néron et qui se terminèrent par la victoire de son frère V'espasien. Son lils aine, Titus Flavius Sabinus, troisième du nom, niourutde bonne heure ; son second tils, Titus Flavius Clemcns, épousa sa nièce, la troisième F"lavia Domitilla ; sous le règne de Domitien il était au premier rang dans TEiat, après l'empereur son cousin germain ; il revêtit le consulat au début de (}5 ; ses deux fils devaient recueillir l'héritage de leur oncle et lui succéder sur le trône; ils reçurent les noms prédestinés de Vcspasien le Jeune et de Domitien le Jeune ; Quintilicn fut leur précepteur.
La Flavia Domitilla que nomment les inscriptions de Tor Marancia n'est autre que la femme de Flavius Glemens, la mère des jeunes Vespasien et Domitien, pctite-Hlle de l'empereur Vespasien et propre nièce de l'empereur Domitien. II ne faut pas s'étonner qu'une catacombe ait été creusée dans sa propriété : elle était chrétienne. A peine Flavius CIc-
mens avait-il quitte le consulat que Domiiien le fit mettre à mort, nous dit Suctonc, sur un léger soupçon; c'était un homme méprisé à cause de sa mollesse et de son indolence, contcmptissimae incrtiae '. D'après Dion Cassius, on accusait Clcmens et sa lemme d'athéisme et de micurs juives \ Ces griels sont ceux que l'on adressait habituellement aux chrétiens, qui vivaient m(jrc judaico, refusaient d'adorer les dieux de l'Etat et montraient peu de goût pour la vie publique. Clcmens, ajoute Dion Cassius, tut exécuté et Flavia Domitilla reléguée dans l'île de Pandataria, près de Naplcs ■ . Les auteurs chrétiens connaissent cette aU'aire, mais ils y introduisent un élément nouveau de confusion. Eusèbe nous parle d'une chrétienne appelée Domitille, tille d'une sœur de Flavius démens, exilée dans l'ile dePontia'; saint Jércune atteste que de son temps on visitait encore à Pontia la demeure de l'exilé '. Les Actes légendaires des saints Ncrée et Achillée. fêtés le 12 mai, font de ces deux martyrs des soldats prétoriens que saint Pierre aurait baptisés et qui étaient attachés au service d^ Domitille, fille d'une certaine Plauiilla, s(cur de Clemens ; quand celle-ci tut déportée dans l'ile de