‹ Les catacombes de RomeChapitre 45 sur 100 · PI. VI · texte numérisé non relu

PI. VI

Crypte de sainte Cécile à Saint-Calliste.

(Koina soltcrr.. il. pi. v)

E. LF.ROL'X, Edit.

H. Demoulin, se.

I.c plan gcnéral du cimetière ' permet d'en saisir d'un coup d\vil la complexité et d'en distinguer aussi les différentes sections. Le noyau primitif, ce sont les cryptes de Lucinc, du i"-'" siècle peut-être, au-dessous du monument funéraire paien des Pomponii sur la voie Appienne; saint Corneille y fut enterré au m'' siècle. Un second centre de sépultures chrétiennes, entièrement distinct du précédent à Torigine, est formé par Varea de Calliste proprement dite, avec les deux crvpies des papes et de sainte Cécile, construites dès la Hn du ii'' siècle dans un terrain appartenant à la famille des Caecilii, et la galerie dite des Sacrements, sur laquelle ouvrent six chambres dont les peintures représentent, sous forme d'allégories bibliques, le baptême et l'eucharistie. Pendant la première moitié du ni'-' siècle, l'az-t'a de Calliste s'étendit vers les civpies de Lucine, qu'elle huit par rejoindre. Puis, vers le milieu du même siècle, se développa, à côté de la région précédente, Varea de saint Eusèbe et des saints Parihenius et Calocerus. La région de sainte Sotère \ un peu plus loin, dans la direction du cimetière des Catacombes ou de Saint-Sébastien, est de la rin du in"^ siècle. Au nord se trouvent la région dite libérienne, du nom du pape Libère — on v a recueilli beaucoup d'inscriptions qui datent de son poniiHcat 352-3t)6 — et la région de sainte Balbine; elles remontent aux lu'" et iv siècles et n'ont pas encore été entièrement explorées. Après la paix de l'Eglise

1. J.-B. DE Rossi. Roma sotto lanej, 111. pi. XI.II-XI.W \'uir ci-cnntrc. pi. \'lll.

2. .1. WiTTKi, diins la liôni. (^luirlalschr., \()0?, p. 5i-io. et p. Ili-T-I?!-!.

l36 I.ES CATACOMBKS DF. ROMF.

plusieurs moauments chrétiens furent élèves à \a surface du sol, au-dessus du cimetière de Calliste ; les textes du moyen âge font mention des trois oratoires de Saint-Sixte, de Saint-Corneille et de Sainte- Sotère; deux d'entre eux subsistent; celui de Saint- Sixte, à trois absides, sert de musée; de petits cimetières à ciel ouvert les entouraient tous trois; on a retrouvé des tombes du iv- siècle à enté de l'oratoire de Saint-Sixie.

C'est dans le vaste cimeiière de Ralbine, continuation ou subdivision de la catacombe de Calliste, que MgrWilpert a reconnu, en igo?. les tombes du pape saint Damase et des saints Marc et Marcellien, diacres martyrisés au temps de Dioclétien '. Les brèves indications du Liber pontificalis et des itinéraires au sujet du coemeteriitm Damasi ei du coetneteriiim beatorum martyrum Marcelliani et Marci ne fixaient pas très nettement leur place ; elles invitaient seulement à les chercher aux abords des voies Appienne et Ardéatinc. non loin de la chapelle Domine qito vadis, où ces deux routes bifurquent. De Rossi les rattachait Tun et l'autre à la catacombe de Domitille;il désignait même, dans la partie la plus récente de cette catacombe, à droite de la voie Ardéatine, l'escalier qui devait conduire à la tombe des saints Marc et Marcellien. Cet escalier fut déblavé en 1897 par M. Marucchi; au bas, il v avait une grande crvpte, ornée d'une fresque représentant un couronnement de martvrs ; on crut d'abord que c'était

I. DoM H. LiccLERCQ. afticlc Balhine dans le Dictioun. d'arcliéol. clirct. et de iittirgie, II, p. i?-j-i?-. avec toute la biblioEîraphie. Voir, en outre, un article de .\1(.r .1. W'ii.I'F.rt. dans la Kôm, Qitar/alsclir., iqoS. p. 124-16.4.

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