‹ Les catacombes de RomeChapitre 53 sur 100 · Prudence, Pcristopluno», XI · texte numérisé non relu

Prudence, Pcristopluno», XI

2. Bullelt. di avchcol . ciist., 1881, p. 26-35: les résultats des recherches de J.-B. de Rossi sur le cimetière de saint Hippolyte ont été publiés dans le liitlletditQ de 1882, p. (j--ù et p. 17(3-1-7; et de i8^>, p. (3o-0?,

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de Saint-Jean-dc-Latran. D'après ce document, Hippolyte avait adopté d'abord les doctrines schismatiqucs de Novatien, puis il revint à l'orthodoxie et subit le martyre sous le règne de Valérien : mais Damase n'est pas sûr des faits qu'il rapporte ; il se borne, dit-il, à répéter ce qu'il a entendu raconter, haec aiidita rcfert, sans en prendre la responsabilité. On doit distinguer, semble-t-il, trois martyrs appelés Hippolyte, qui vivaient à la même époque et dont les légendes ont été plus tard confondues : le docteur et polémiste, un évêque de Porto qui donna son noni à une basilique située dans l'île que forme le Tibre à son embouchure, un soldat converti par saint Laurent. Le Chronographe de '354 nous apprend que le docteur et polémiste fut exilé en Sardaigne avec le pape l^ontien, à la date de 235 ; Pontien mourut en exil; les chrétiens ramenèrent son corps à Rome au temps du pape Fabien (236-3 5oj et le déposèrent au cimetière de Calliste. Hippolyte dut mourir aussi en Sardaigne; comme il n'avait pas été pape, le Liber pontijîcalis ne dit rien du retour de ses reliques à Rome, mais au iv" siècle sa fête se célébrait le même jour que celle de saint Pontien : preuve certaine que les deux translations ont eu lieu simultanément.

La catacombe de Sainte-Agnès nous rappelle le souvenir d'une des figures les plus gracieuses et les plus célèbres du martyrologe romain '. Dès le

I. P. Franchi ue Cw.w.u.ri. Saiit'Agiicsc iiclLx tijdiyOïe c nella Icggcnda^daws, la Won. Quartalschr., Sitfflcmcntheft X, Rome, i<S<)9 ; P. Ai.i.aud, au mot Agnès, dans le Dictionn. d'arcltéol. chrét. et de liturgie, I, p. 905-918; F. Jubaru, Sainte Agnès d\ifrès des dèçuuvcrtcs récentes, Paris, 1907

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ive siccle Agnes jouissait à Rome d'une immense popularité ; saint Jérôme dans son traité De virginitatt\ lepape Damasc dans unelongue inscription métrique, Prudence dans un hymne du Péristcpluiiion, racontent son supplice et célèbrent ses louanges ; plus tard elle apparaît fréquemment, dans Taiiitude consacrée de TOrante, sur les verres dorés des catacombes, soit seule ', soit associée à d'autres saints ou à la Vierge; au vp- et au vii^ siècles on retrouve son image sur les mosaïques de Saint-Apollinaire-le- Jeune à Ravenne et de la basilique romaine que Constantin avait fait bâtir au-dessus de son tombeau. On ne sait d'elle, cependant, que fort peu de choses certaines. Saint Jérôme, saint Damase et Prudence, à qui nous devons les premiers documents écrits qui la concernent, ne s'accordent que sur deux points : elle fut mise à mort très jeune. âgée de douze ans seulement, et les épreuves que ses persécuteurs lui imposèrent Hrent éclater la pureté de sa virginale pudeur. Mais au sujet du genre même de ces épreuves les trois auteurs diffèrent d'opinion : d'après le premier et le troisième, elle aurait été décapitée; d'après le second, livrée aux flammes; saint Jérôme fait allusion à un mariage qu'elle aurait refusé; Prudence prétend que les païens, avant de lui trancher la tète, l'avaient exposée dans un mauvais lieu. Tous ces détails di-

(le Père Jubaru distingue, sans grande vraisemblance, deux saintes du nom dWgnès, lune contemporaine de Dioclétien, qui eut la tète tranchée et que l'on fêtait le 21 janvier, l'autre plus ancienne, brûlée au stade de Domitien et fctéc le 5 juillet).

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