‹ Les catacombes de RomeChapitre 59 sur 100 · I. E. Renas, Loc. cit · texte numérisé non relu

I. E. Renas, Loc. cit

LES CATACOMBKS DV. ROMK

chambres sépulcrales, sculpté les faces des sarcophages, déposé auprès de leurs morts des vases et des bijoux. Les nécropoles de l'Etrurie contenaient d'admirables peintures et de nombreux objets de prix, que les fouilles modernes nous ont rendus. Aux abords même de Rome, les voûtes et les murs de plusieurs hypogées de la voie Latine, qui datent du II" siècle après notre ère, sont revêius de stucs et de fresques d'une rare élégance ; des hgures mythologiques et des allégories, des paysages et des natures mortes encadrent des scènes héroïques de la légende grecque. Les chrétiens avaient ces modèles sous les yeux quand ils entreprirent, à leur tour, d'embellir et d'enjoliver leurs galeries souterraines.

L'ornementation des catacombes est variée; elle diffère d'une époque à une autre et d'un cimetière à un autre cimetière. Mais nulle part, à aucun moment, elle ne fut tout à lait négligée; il semblait absolument nécessaire aux chrétiens de Rome d'introduire quelque élément artistique dans ces cryptes sombres et ces étroits couloirs.

Parfois \esfossores se sont bornés à tailler en cordons, le long des voûtes, le tuf qu'ils creusaient; ailleurs ils ont façonné dans la roche, plus ou moins grossièrement, des colonnes et des pilastres massifs supportant de lourds chapiteaux. Au cimetière de Prétextât, du ii' siècle, les murs du vestibule qui conduit à la crypte de saint Janvier sont ornes d'arceaux de briques, surmontés d'une corniche classique en terre cuite, avec oves et denticulcs. On faisait appel aussi à l'emploi du stuc et du marbre. Comme exemples de stucs, il convient de citer surtout les festons et les rinceaux de la Chapelle grecque dans

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