I . Cf. .\ppendice I, Bibliogrjfliie
i85 i,à côté de Tancienne Académie pontificale d'archéologie, et composée des savants les plus compétents en résidence à Rome, prêta à de Rossi un appui très efficace et une collaboration de tous les instants ; depuis la mon du maître, elle pourvoit à la continuation de ses fouilles et à rachèvement des grands ouvrages qu'il a laissés interrompus, Roma sotterranea et Inscriptiones christianae. C'est aussi à Pie IX que l'on doit la création, en 1834, d'un niusée chrétien dans le palais pontifical du Latran, pour abriter les inscriptions et les œuvres d'art de toutes sortes qu'avait recueillies de Rossi; il n'est, pour ainsi dire, aucun grand musée d'Europe qui ne possède maintenant une ou plusieurs salles d'antiquités sacrées. L'archéologie chrétienne a ses congrès : le premier s'est tenu à Spalato en 1894, le second à Rome en 1 900. Elle a aussi ses revues périodiques ; la principale d'entre elles, le Bullettino di archeologia cristiana de J.-B. de Rossi, devenu en 1895 le Niiovo Bullettino et édité depuis cette date par la Commission d'archéologie sacrée, centralise les nouvelles et permet de se tenir au courant des progrès de la science.
Les catacombes de Rome sont, en quelque sorte, le centre autour duquel se groupent tous les efforts ; l'archéologie chrétienne a lait sur elles l'épreuve de ses méthodes. La mort même de J.-B. de Rossi n'a pu compromettre l'avenir des travaux de longue haleine dont il avait pris l'initiative. Pendant les cinquante dernières années, tandis que se multipliaient les livres et les articles d'érudition ou de vulgarisation sur les catacombes, l'étude critique des textes et les explorations souterraines se sont
LES CATACOMBKS I)K ROME
poursuivies sans relâche. Tous les documents du moyen âge qui peuvent jeter quelque lumière sur l'histoire et la topographie des anciens cimetières ont été réédités avec le plus grand soin, examinés de très près, abondamment commentés. En même temps les fouilles s'étendaient de proche en proche; on connaît à l'heure présente, aux abords de Rome, une cinquantaine de catacombes, dont les galeries superposées représentent une superficie de plus de 25o hectares et une longueur totale d'un millier de kilomètres. Tout récemment encore la découverte du baptistère de la catacombe de Priscille, celle de la crypte du pape Damase et de la basilique des saints Marc et Marccllicn, celle de la basilique des saints Félix, Adauctus et Emerita dans le cimetière de Commodille ont rappelé aux plus indifférents que le sous-sol de la Cainpagne romaine n'a pas livré ses derniers secrets.