‹ Les catacombes de RomeChapitre 82 sur 100 · I. RiiUctt. diaixhcol. crist.. iHyo. pi. \'. Voir ci-dessus · texte numérisé non relu

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taphc, le Bon Pasteur a près de lui à sa droite un agneau et un poisson, à sa gauche un second agneau et une ancre. Puis les sculpteurs se hasardent à reproduire quelques-unes des scènes que les peinties avaient traitées avant eux. Il est rare que toute la face principale du sarcophage soit remplie par une composition unique ; citons cependant, au musée du Latran, un gracieux et vivant cortège d'Amours vendangeurs dans un décor de feuillage, autour de l'image du Bon Pasteur trois fois répétée, au centre et aux deux extrémités (provenance : cimetière de Prétextât), et un banquet, cinq personnages assis devant une table demi-circulaire chargée de pains ('provenance : cimetière de Priscille). En général un même panneau sculpté renferme toute une série de scènes disposées tantôt sur un seul rang, tantôt sur deux étages; les scènes quelquefois se succèdent confusément, sans séparation apparente; le plus souvent elles sont séparées par des colonnes et occupent chacune un compartiment distinct: des considérations d'harmonie et de svmétrie, et non point de logique ni de chronologie, déterminent le groupement des motifs choisis.

Les sculpteurs, comme les peintres, ont puisé surtout leurs inspirations dans la Bible; la plupart des épisodes de l'Ancien et du Nouveau Testament qu'on voit figurés sur les murs et les plafonds des galeries cimétériales reparaissent aussi sur les sarcophages avec la môme signification allégorique ou symbolique, comme, par exemple, au Latran, la suite des miracles du Christ (provenance : cimetière de Calliste). Plusieurs épisodes nouveaux s'y ajoutent : l'iconographie chrétienne s'enrichit ;

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elle fait une place de plus en plus grande à l'élément historique. Le souvenir d'un modèle païen, Proméihée modelant sa statue, suggère l'idée de représenter le Créateur façonnant le corps du premier homme et de la première femme. Dans l'Adoration des Mages s'introduit le détail pittoresque de la crèche. La Passion enfin, devant laquelle avaient reculé les peintres, est mise elle-même sous nos yeux ; sans doute on n'ose pas encore retracer la scène de la Crucifixion, mais tous ses préliminaires nous sont racontés. Un sa<-cophage du Latran, qui provient du cimetière de Domitille, comprend cinq compartiments, encadrés par les colonnes et les architraves d'un portique : à gauche, Pilate sur son tribunal, avec un esclave qui lui présente un bassin pour se laver les mains, et le Christ conduit par un soldat armé de la lance; à droite, un soldat posant sur la tète du Christ une couronne de fleurs, et le portement de croix; au milieu, une croix surmontée du labarum, avec deux colombes sur ses bras, entre deux soldats endormis, symbolise la résurrection '.

Le plus beau de tous les sarcophages chrétiens de Rome est, à Saint-Pierre-du-Vatican, celui de Junius Bassus, qui date de la seconde moitié du iv<^ siècle et fut découvert en i5qb près du tombeau de saint Pierre '; il avait été déposé originairement dans l'ancienne basilique vaticane élevée par Constantin; taille en marbre blanc de Paros, il mesure

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