‹ Les catacombes de RomeChapitre 7 sur 36 · LE GD£T-AP£IVS · texte numérisé non relu

LE GD£T-AP£IVS

— £st-ce que le P. Alexandre emmène à soo couveatde Tivoli le joli et friand morceau qu'il m*enlève ?

— Tu es fou, vraiment ! le P. Alexandre s*eo va seulement jusqu'au Ghetto pour y recooduire cette pauvre fille qui continue à se lamenter et qui me semble à moitié folle. Puis il doit me rejoindre à la fouille que j'ai fait entreprendre vers la porte San-Lorenzo, et que je n'ose continuer, comme je te l'ai dit, à cause du voisinage des Catacombes : on a craint un éboulement. . .

— Tu ferais mieux de craindre les brigands qui sont plus nombreux et plus hardis dans la semaine sainte, parce qu'ils comptent sur les pardons de la Pàque.

— Bon, pour te rassurer nous prendrons une escorte de carabiniers...

— Merci, mon ami ; les carabiniers m'inspirent plus de terreur que tous les brigands des Abnizzes.

— Tu n'es pourtant pas en sûreté ici ; oti te cherchera, on t'arrêtera, et le directeur de l'Académie ne se chargera plus d'être ton geôlier.

— Alors, je me mettrai sous la sauvegarde

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de l'ambassadeur et je décoDcerai M. Natoire comme mon complice.

— M. Natoire?

— Sans doute; c'est M. Natoire qui le premier m'a parlé de la beauté des femmes de Ferentino et de Frosinone, le scélérat ! c'est lui qui m'a donné l'idée d'y aller voir, et de la vue au reste, il n'y a qu'un pas.

— Va, tu ne seras jamais un antiquaire ! tu es trop peu sérieux, et je souhaite que les années te rendent plus grave : il ne te manque guère que cela pour devenir un bon peintre, un grand artiste comme Robert.

— 11 me manque un modèle comme le sien, l'abbé ; et si je l'avais, vois-tu, je ferais des chefs-d'œuvre... à ma manière.

— Adieu donc, je regrette infiniment que tu refuses ma proposition ; la villa Adriana est un véritable musée; les monuments y sont d'une conservation merveilleuse ; on y trouve à chaque pas une ruine intéressante, un précieux fragment d'antiquité; ici des colonnes et des chapiteaux de marbre, là des débris de statues, de bas-reliefs, d'ornements; l'art grec et romain s'y montre sous toutes ses formes; il n'y a pas une pierre, pas un

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