PRESBYTER IN PAGE
IVLIANVS PRESBYTER
et la suivante, mutilée, mais qui, complétée par De Rossi, est une des plus affectueses : ...{lOr TEKNIOX :f|? èv ihw KAI MEXPI xf^c :wf^; uG'j sjVGj nEPI EMOr kÂi Tiepl...
« O mon petit enfant, vis en Dieu et tant que je vivrai prie pour moi et pour... ».
A quelques pas d'ici, est une plaque avec un poisson gravé à côté d'une ancre, spes in Christo, une ancre avec la traverse de bois au milieu pour mieux représenter la croix qui, selon V expression de S^ Paul, est l'ancre des chrétiens ; enfm dans la chambre n, lo (fig. 53), il y a aussi deux inscriptions païennes, ou jetées par l'escalier, eu employées à l'envers pour fermer des loaili chrétiens.
Après ce que j'ai exposé, on peut comprendre l'immense différence entre cette région et celle des Caecilii pour ce qui concerne les peintures et les formes architectoniques; mais pour l'épigraphie, la différence n'est pas très sensible. Les peintures symboliques et mystérieuses ont complètement disparu; non seulement elles ne sont pas remplacées par des peintures historiques, mais à part trois sujets dans la crypte dite de Miltiade, tout ici sent l'art classique; on n'y retrouve aucun de ces indices de transition qui devraient se trouver dans une région de la moitié du iii^ siècle. Au contraire, ces indices existent, quoique faibles, dans les régions environnantes, non pas tant pour les peintures qui y sont
fort rares, mais pour les formes architectoniques. De fait les tombes sont larges, à grands intervalles dans la galerie 5" et dans la région sous l'escalier, comme aussi dans la région anonyme vers la crypte de Lucine. ainsi que nous le verrons. Peut-être n'en est- il pas de même pour l'ambulacre 0 Oy mais son développement naturel vient précisément rejoindre la région que nous décrivons, et il peut se faire que cette communication soit plutôt tardive.
L'épigraphie cependant contient encore des formules propres au iii^ siècle ; les caractères grecs s'y retrouvent, quoique souvent y soit le mot KA- TA6ECIC, ce qui peut venir de ce que beaucoup d'inscriptions viennent des galeries environnantes. En somme, en supposant que cette région ait commencé au iii^ siècle, elle n'est pas à proprement parler une area ajoutée à la première, de façon à en être née, mais il semble au contraire que la communication avec celle ci ait été établie après la persécution de Dioclétien, à cause du nouvel escalier bâti sus l'escalier détruit A; d'où, pour raccorder avec elle le nouveau niveau de la région des Caecilii, on a dû élever le sol de la chambre A' (fig. 52, n. 101.
La région de Lucine est unie vers l'est à celle de Calixte non seulement par la région anonvme déjà mentionnée, mais encore par un réseau de petites galeries, étroites, sans chambres et qui, selon certains indices, semblent être du iv^ siècle (p. 89, fig. 54). Rien de remarquable, sinon quelques inscrip-
1^6 LKS CATACOMr.F.S DE S. CALlXtli:
tions, entre lesquelles une en hébreu, peinte : Chepha'êl, unique en son genre : une en hexamètre :
PRISCORVM INTERPRES VATVM DOCTORQZ/'<? fidel.S ? DEVTERIVS /)/aCIDA SECVRVS PAGE QVIESCIT.
« Ici leposc tranquille en une paix sereine Denteiius, doctem et interprète fidèle des anciens prophètes » .•
et une autre très précieuse, maintenant au musée du Latran, donnant comme date le pontificat de Libère : Snb Liberio papa. C'est chronologiquement la seconde de ce genre, soit pour la forme, soit pour le titre de pape donné à l'évêque de Rome :
<f<'FYNCTA. EST. EVRPLIA. QVAR.
TO. IDVS. MAIAS. QVIEVIT. ANNORV
QVIXQVE. DEPOSITA. IN. PAGE. SVB. LIBERIO. PAPA
Avant la découverte du morceau qui porte le mot PAPA, on l'avait complétée de la façon suivante :
Fig. 92. — Musée du Latran.
Passons à la région de S' Eusèbe.
Rôgion (lo S. Eiisèbe.
Cette région semble être chronologiquement la seconde, mais dans la fig. 52 elle est marquée III.
Lt? ctMRTircrxE niî s. cAt.lxtii 177
selon le plan de De Rossi, Elle prend naissance à sdn escalier qui lui est propre, elle fut renforcée enciennement dans son artère principale 0 0, et garnie d'un premier étage ; son premier tracé, comme ceux des régions contiguës (fig. 52 et 53) rappelle à la mémoire l'opération gromatique des augure quand ils traçaient sur le terrain les limites d'un campement, d'un temple, ou le plan d'une ville (i). En poursuivant par l'ambulacre o 0, on arrive au pied de l'escalier ; durant ce parcours on remarque une inscription mutilée avec la formule IN PAGE iiifer SANCTOS. Une autre, également mutilée, dit :
...FILIAE IN DOMINO vivas.
Une autre encore :
^/AVDI VIBAS in ae TERNO
Dans X arcosolimn du fond de la chambre 8 est encore à sa place l'inscription de trois personnes : DEP. PROFVTVRI. IIII. KAL MÀR.
DEP. QVIRIACI. VI. IDVS. IVN.