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Fig. ]o. — Lcciiliis lerin
avec de la chaux eu clu cin^ent. La j laque ét.o'' probablement ce (jui ccûtait le }>]us cher, car il est
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Fig. 17 Ampoule adhérente à un loculus.
douteux que, avant la paix de l'Eglise, on dut acheter le loculus^ comme on dut le faire jilus tard. On ne pouvait p. s toujours se procurer du marbre ;
on employait alors des tuiles de deux pieds, qu'on partageait en plusieurs morceaux pour les adapter à l'orifice du locidiis (fig". i6j.
Sur la plaque on peignait ou gravait l'insciiption. Parfois cependant on l'écrivait sur la chaux encore fraîche des bords et l'on y fixait également des signe, pour reconnaître la tombe, ou des petits vases de "parfums liquides. Rarement, on y mettait une fiole avec le sang du martyr (fig. 17 et 18).
Fag. rS. — Lampe adhérente à un loculiis
Les arcosolia (du latin arcjis et soliuni) étaient des tombes plus soignées: elles devaient leur nom à ce qu'i 1 y avait un arc au dessus de la tombe. En ce cas, la [)laque était horizontale, et pouvait servir d'autel pour le sacrifice de la messe. Le lociilus, aussi bien que Varcosoîium étaient désignés j)ar |e nom locus^ et pouvaient contenir, je l'ai dit plus
NotlONS GENKRALKS SUR LA ROMK SOCTERRAINÏÏ J9
haut, deux ou plusieurs cadavres (f\^. 2o). Après la paix de l'Église, les parois et les lunettes des afcasolià, les interstices entre line tombe et l'autre,
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Fig. 19. — Tombe à meilsa.
furent souvent utilisés pour d'autres loculi: souvent même on enterra sous le pavé des couloirs ; mais ces tombes apparurent dès le lll^ siècle et furent ap-
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Fig. 20. — Dispocilion des corps dans les loculi.
pelées formae. peut être du nom des conduites d'eau,
auxquelles elles ressemblaient, et qui portaient ce nom.
On appelait lucernaires de grandes ouvertures
creusées dans le plafond des cubiculi ou des ga-
LKS CAtACOMÎiRS t>tî 5i, CALIXTK
leries, et communiquant avec l'extérieur du sol. Rares au t^mps des persécutions, ils se multiplièrent au iv^ siècle. On les trouve toujours où il y avait deux ou trois chambres continues et communiquant entre elles; la raison en est que. quand on célébrait la liturgie funéraire qui durait deux heures
Fig. 21.
l'ii cubiculuni avec un lucernaire.
ou plus, il fallait absolument que l'air pût se renouveler pour ne pas gêner la respiration des assistants (v. fig. 2 1).
On employa certainement encore d'autres noms, et spécialement ceux de catabaticitvi et de pila qu'on ne trouve cependant qu'une seule fois dans toute la Rome souterraine (i).
(i) A^'oir l'onoraç^e du P. Xyste Scala Notiones ar chaeol. christ., vol. I, pars. I, cap. 3.
Notions générales str la RQAtK souterraine 31
Il est aisé de comprendre que les galeries les plus hautes ont été creusées à des époques différentes. Sur ce point l'érudit P. Bonavenia, S. J., a attiré l'attention des archéologues, car c'est parfois un très précieux indice chronologique. Une galerir intacte, - la seule qu'on ait trouvée jusqu'à présent, - dans le cimetière de Commodilla, peut être partagée, à cause de sa hauteur, en trois époques différentes. Or les plus anciennes inscriptions occupent précisément la partie supérieure, et les moins anciennes, la partie la plus basse. On creusa donc d'abord une galerie un peu plus haute qu'un homme, et, quand elle fut remplie de cadavres, on en doubla les dimensions, en la creusant d'une profondeur égale cà sa hauteur. Enfin, on recreusa encore 1a partie la plus basse.
Le même savant a formulé d'autres indices chronologiques qu'il a déduits de la régularité de la fermeture. En général, les tombes fermées avec le plus de soin sont les plus anciennes.
Les figures que j'ai intercalées dans le texte me dispensent de m'arrêter plus longuement sur ce point. Le lecteur remarquera dans la fig. 19 (p. 29) une forme de tombeau que De Rossi a nommée sepolcro a viensa ; mais en réalité nous ignorons quel nom il porta à l'origine.
Les sièges qu 'on voit creusés dans le tuf en certaines régions étaient pour les pontifes. Aux fidèles et au clergé étaient réservés ces sortes de bancs bas creusés dans le tuf tout autour d'un ciibiculus. Ils servaient, soit pour les réunions liturgiques, soit
;i2 Les CATACOMlîÉS Dfi s. CAUXTÊ
pour l'agape; plus vraisemblablement l'agape avait lieu au-dessus du solj dàris les exèdres et les édifices extérieurs. Là aussi devaient être les habitations des fossoyeurs et des gardiens des cimetières, et le terrain tout entier devait être entouré de murs oii de tas de décombres, cultivé comme un jardin, peut différent, somme toute, des arcac des païens.
ïlésumé des articles précédents ; abandon des catacombes; étude de l'Archéoloarîe chrétienne.
Dans leur origine, les cimetières chrétiens ne différaient pas des tombeaux romains ; ils jouissaient de la même sauvegarde de la loi qui protégeait les tombeaux, et, comme propriétés particulières, avaient une existence légale ; comme propriétés de collèges, ils avaient une existence quasi légale ou tolérée, mais très précaire. Le nom qu'ils portaient exprimait ridée qu'on s'en faisait : dortoir {dormitoriunu acaibitoriuvi) car tel est le sens du mot grec xgc- LtYjTY/CLOv. Creusés par des fossoyeurs qui devaient appartenir au clergé inférieur, ils étaient administrés par des diacres, et dépendaient de la région ecclésiastique respective.
Confisqués une première fois sous X^alérien. ils furent restitués par son fils Gallien après la mort de son père ; confisqués une seconde fois par Dioclétien, ils furent restitués en partie par Maxence et totalement par Constantin en vertu de Tédit de ■Milan, en 313.
C'est à cette époque qu'on commença probable-
NOTIONS GENERALICS STR LA ROME SOTTERRAINE 33
ment à enterrer au niveau du sol : on ])rit comme d'assaut les petits sanctuaires où tant de fois, durant les terreurs des persécutions, on avait célébré les divins mystères ; les tombes commencèrent à s'élever tout autour, à s'adosser, aux murs et finalement à occuper le pavé même des sanctuaires (fig-. 22). Cependant on continua à enterrer sous terre à
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Tombes réunies autour d'un sanctuaire icim. de S.t Calixte).
cause du nombre immense et toujours g-randissant des couvert' s : les pontifes Marc, Jules, Libère et Dimase fondent encore ou agrandissent des cimetières ; le plus petit espace est utilisé ; c'est alors qu'on ajoute au troisième étage un quatrième et parf'>is un cinquiènne : on ne s'arrête (pie rjuand l'eau empêche do crcusçr plus avant.
34 !''■"' TA I A( ()Mt;i;s uF. s. rAi/ixiF
Mais arrive Alaric avec ses barbares 1410) ; partout où il passe, il laisse des traces de destruction. A peine a-t-il disparu, que les tombeaux des niarl\'rs sont restaurés, les inscriptions refaites. \'oici un nouvel ouraoan dévastateur qui fond sur la \'dle éternelle : lec Goths ! (537). Quand il est passé, on cherche de nouveau à reconstituer les tombeaux maltraités jusqu' à ce que de nouveaux assauts barbares obligent les [)apes- à transporter dans l' intérieur de Rome les précieux restes des héros de la foi.
Cette catastrophe devait nécessairement en amener une autre. Dépouillés de leurs trésors, ces tombeaux qui jusqu'alors avaient été le but d' innombrables pèlerinages, se virent peu à peu abandonnés ; la terre et les décombres bouchèrent les lucernaires, les alluvions pénétrèrent dans les couloirs, les sanctuaires furent changés en maisons de cultivateurs, et, sous la charrue, les vénéral)les souvenirs des premières et douloureuses luttes de l'Eglise romaine furent dispersés confusément, en un pêle-mêle affreux.
Enfin ce fut l'oubli, et un oubli si complet, que pendant plusieurs siècles, personne ne savait plus qu'il y avait des catacombes.
Quelques ci' :etières pourtant restèrent toujours connus, spécialement celui de St. Sébastien ; on s'apj)uya sur les indications des Mart}'rologes ; des Calendriers ecclésiastiques et des Actes des martyrs pour grouper dans ce cimetière tous les souvenirs des cimetières de la voie Appienne. Ce fut donc
NOTION Cr:NRRALKS SUR I.A RONiF. SOT TERRAINE 35
là que, outre la tombe des Apôtres et celle de S*^ Sébastien, on plaça les tombes des pontifes, de S^^ Cécile et de ses compagnons, et un archevêque de Bourg-es, en 1409, voulut rappeler, j^ar une inscription solennelle, la mémoire de tant et de si glorieux martyrs. Ce momument peu ancien se trouve encore à sa place, et l'entrée des catacombes est indiquées par l'inscription suiva.ite :
Les découvertes qui, sous les auspices et grâce aux secours de Pie IX et d'autres bienfaiteurs, furent faites par J.-B. De Rossi, n'ont laissé aucun doute sur le véritable emplacement du cimetière de S' Calixte et ont montré qu'il fallait distinguer le cimetière de Prétextât de celui des Catacombes. Ce sont là de nouvelles pages de 1' histoire de l 'Eglise reconstituées au moyen des monuments ; et ces découvertes produisirent un j^rodigieux développement de l'étude de la Rome souterraine et des antiquités chrétiennes.
Mais De Rossi et son illustre maître, le P. Marchi. S. J., ont eu des prédécesseurs dans ce genre d'études : Panvinio, S' Philippe Néri, Ciacconio, Wmghe, Jean Macarir^, Antoine Bosio. Pompée Ugonio, Boldetti. Marangoni, d'Agincourt et beaucoup d'autres descendirent dans les catacombes pour en étudier les monuments. Antoine Bosio les surpasse tous. Il fut. selon le mot de J,-B. De Rossi, « le Christophe Colomb des catacombes », et ses œuvres, publiées
malheureusement après sa mort, en 1634, ont, plus encore que tout autre ouvrage postérieure, aidé De Rossi dans ses recherches.
Nous verrons au chapitre II le fruit de ces études.
Voici maintenant la distribuion des cimetières sur les voies romaines.
Voies romaines
1 Noms des cimetières au temps des persécutions
Noms des cimetières
au temps de la paix
\'oie Appieune
X'oie Aidéatiue .
» d'Ostie . . .
» de Porto . .
Auiélieiiiie.
» Klaminienne
>> Salaria ancie >> Salaria neuve
» Nomentane.
» Tiburtine . .
» Labicane . .
» Latine . , . .
Cimet. de Calixte .
(le Prétextât .
ad Calachuibus .
de Uomitille . .
de P.asileus . . .
de Coinmodille .
de Poiitieii ou nd Ursiiiii i il fat 111)1
de Lucine. . . .
de Calépode . .
Ad Cliviim cncumeiis.
de Kasilla . . . .
de Maxime . . .
de Thrason . . .
loi danorum . .
. de St Sixte.
de Ste Cécile.
' de St Corneille.
I de Si Janvier.
\ (le St Urbain. , (les Sts 'iiburce, \'alérien f et Maxime, de St Sébastien.
\ de Ste Pétronille.
^ de Sis Xérée et Acbillée.
des Sts Marc et Marcellien.
des Sts Félix et Adauctus.
des Sts Abdon et Sennen.
des Sts Procès et Marti-
nien.
de St Calixte.
\ de St Hermès.
) des Sts Protus et Hyacint.
! de Ste F"élicité.
de St Saturnin.
de St Alexandre.
de St Svlvestre.
de Priscille . . . \
I de St Marcel
Ostrianutn,o\\ ad I de Ste Agnès.
Nymp h as S.Pe ti de Cyriaque .
Ad duos /a/tros d'Apronianus .
de St Laurent.
des Sts Marcellin et Pieire.
de Ste Eugénie.